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[POESIE] Le Paradis Des Amoureux Des Strophes !

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GMT - 1 Heure POESIE : Le paradis des amoureux des strophes !

Message par Mobutu le Sam 16 Sep 2006 - 12:27

Rappel du premier message :

C'est ici le Paradis des poètes du forum ! Lâchez votre encre.....
______________________________________________________
Je vous fait part donc d'une de mes publications personnelles !
Dites moi ce que vous en pensez !
C'est vrai que je ne me contrains pas trop sur le respect sans condition de la mesure sur les 12 (alexandrins) mais avec mon style de vers plus ou moins libres (plus simple d'ailleurs) je crois avoir fait ressortir mes sensations et sentiments !
Toujours est-il que c'est vous les juges !!

_________________________________________________

Allons voir les vagues

Je te rends ta mèche
Mignonne, viens, je t'amène à la pêche
Nous prendrons témoin l'autel des vagues
Là, sous ce silence loquace je t'enfilerai ta bague

Ô voleuse ! Laissons-la dérober le sable sous nos pieds
Cette eau si inoffensive, à nous, ne peut se fier
Déroulant sous nos silhouettes un tapis ondulé,
Comme toi elle cherche à être adulée

Mignonne, grimpe, là-haut, sur le toit de tes douceurs
Positionne tes flèches et, je t'en supplie, vise mon cœur
Ma vie, n'est-ce pas, comme la tienne
Souffre et souhaite le bonheur que de la nuit advienne

THIAM Babel

_________________________________________________


Dernière édition par le Mer 7 Mar 2007 - 2:50, édité 3 fois


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4) Si tu t'inscris, ce règlement tu respecteras
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Si Je Ne Plais A Personne, Je Pourrais N'Être Que Mauvais;
Mais Je Me Tiens Pour Détestable Si Je Plais A Tout Le Monde!
Dit-D'Air-Haut


Khapi
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GMT - 1 Heure Re: [POESIE] Le Paradis Des Amoureux Des Strophes !

Message par Khapi le Dim 24 Jan 2010 - 21:48

A partir d'objets banals t'es parvenu à nous tirer une leçon de vie, dont on entend souvent parler mais qu'on a du mal à assimiler. Ceci dit nous devons vivre en acceptant les différences des autres d'autant plus qu'il fait vivre, surtout celles qu'a notre partenaire, ça pose souvent problème. MERCI! Ce serait bien aussi que tu nous finisses ton mini-roman.

akiss
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GMT - 1 Heure Re: [POESIE] Le Paradis Des Amoureux Des Strophes !

Message par akiss le Dim 24 Jan 2010 - 23:16

ndax nga segne ka dire!!!! [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


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GMT - 1 Heure Re: [POESIE] Le Paradis Des Amoureux Des Strophes !

Message par Zeriézékiri le Lun 25 Jan 2010 - 14:43

Lyncx a écrit:Le matin. Le RER. Les gens qui ne se retournent pas, et qui pensent que leur vie dépend de l'arrivée du prochain train en partance pour l'enfer urbain. Les yeux gonflés, de sommeil et de fatigue, comme si la joie n'y avait jamais circulé. Les enfants hagards, las de courir derrière leurs parents.

Le matin, et ma tête contre la vitre.

A la station Luxembourg, une chose attira mon attention. Ou plutôt deux. Non, plutôt l'agencement entre une chose et une autre. Oui, à la station Luxembourg, une asynchronie attira mon attention.

Il y avait, sur l'autre quai, une affiche énorme. Il devait bien occuper toute la hauteur du mur, et une bonne portion de sa largeur. C'était une photo d'une certaine constellation, prise par un certain télescope. C'était une photo superbe, géante, qui captivait tous ceux qui daignaient détacher leurs yeux du tableau d'affichage des horaires des prochains trains.

Et il y avait une poubelle. En métal, noire et argentée. Une poubelle ordinaire, qui vivait sa petite vie de poubelle murale, sans embêter personne, que personne ne remarquait. Il y avait en cette poubelle un caractère solennel, de la solennité d'un garde dont la seule fonction est d'être. Cette poubelle n'avait d'autre fonction que de ne pas se faire remarquer, et de remplir correctement sa tâche de récupérateur invisible des déchets des hommes. cette poubelle n'avait pas pour mission expresse de se révéler aux hommes, car un outil ne doit se faire remarquer que quand il ne fonctionne pas. mais voilà que la poubelle avait failli à sa mission.

Oui, car moi je la voyais. Ou plutôt, je voyais l'affiche. Ou plutôt, elles deux, et l'énorme différence qu'elles rendaient d'un coup, aussi lumineuse qu'un panda dans un désert. car la poubelle, solidement et irrémédiablement, était ancrée, vissée, fixée, au plein milieu de la partie basse de l'affiche. Elle était là, calme, tellement insignifiante pour nous, mais elle était là. Et ce n'était pas elle qui me préoccupait, mais sa place. Sa présence au milieu de cette affiche sublime avait quelque chose d'absurde, quelque chose de non-nécessaire. Par sa présence, elle rendait soudain la différence déchirante, et tellement belle. Rien ne la destinait à être vue, rien ne destinait l'affiche à être remarquée, rien ne destinait aucune chose devant laquelle les citadins passaient à être objet de contemplation. mais le simple fait que cette chose ait été en contact avec celle-là, l'acte même de jurer réciproquement par leur existence, le fait même qu'elles soient différentes, les rendaient tout d'un coup visible par un certain passager, un matin où tout prêtait à la monotonie. Elle était différente, cette poubelle. Pas parce qu'elle était particulière, mais parce qu'elle se trouvait en contact avec une essence autre, différente de sa condition. Il existe, certes, des différences qu'on ne remarque pas, mais lorsqu'elle est remarquée, elle fait vivre subitement les deux entités qui la font. Et cette vie subite leur donne une autre couleur, une condition supérieure à celle qu'elles avaient quand nous ne les voyions que comme des outils.

La différence fait vivre. Nous ne pouvons à tout prix vouloir assimiler l'autre, car nous avons besoin qu'il reste autre pour que nous puissions vivre. Nous avons besoin d'appui, d'un terreau où planter nos racines. L'arbre ne se voit jamais au milieu des arbres. De plus, l'assoiffé ne verra jamais la particule d'eau qu'il engloutit, à moins que cette particule se différencie. Nous avons besoin que les choses se différencient, pour les voir. Et nous avons besoin que les êtres se différencient, pour respecter leur statut d'êtres.

Et je continuais à écouter le Linguiste, pendant que le train s'ébranlait.


Trés beau texte. Je me demande pourquoi pourquoi dans un texte aussi solennel tu n'as pas voulu respecter la concordance des temps.L'imparfait du subjontif dans certaines propositions eut été letal pour nous lecteurs. Bravo pour ce nectar.. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


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GMT - 1 Heure Re: [POESIE] Le Paradis Des Amoureux Des Strophes !

Message par Lyncx le Jeu 28 Jan 2010 - 10:59

On ne saisit jamais toute l'essence d'une tragédie.

On ne voit jamais comment les sourires se sont mués en larmes, comment les joies sont tombées en ruines. On aura beau écouter les victimes de la guerre conter leur malheur, ils resteront toujours pour nous ces étrangers qui refusent de partager un royaume trop amer et trop grand pour deux.

L'autre jour, un homme m'a interpellé dans la rue, pendant que j'attendais mon bus. Il m'avait vu attendant, le regard perdu, et il avait sans doute besoin de parler. Il est venu vers moi, comme chargé d'un lourd secret inaccessible aux profanes, hors de portée des hommes qui ne lui ressemblaient pas. L'homme était noir et portait un manteau noir.

Il m'a adressé un sourire, puis m'a dit bonjour. Et moi, en homme qui s'efforçait de toujours rester poli et de ne jamais froisser, lui ai rendu son sourire et son bonjour. Je m'interrogeai, beaucoup plus tard, sur le ton avec lequel je lui ai rendu son salut: dégageait-il toute la chaleur que cet homme avait mis dans le sien? Méritais-je ce bonjour franc, sans arrière-pensée, au point de le payer d'un bonjour dont j'étais si peu satisfait? La froide politesse intérieure suffisait-elle à compenser ce qui, j'en eus l'impression, venait du fond du coeur?

Et il me parla. Il me parla de lui, il me parla de moi. Il me parla surtout de ses projets qui ne cessaient d'être sursis, qui ne cessaient d'attendre un horizon que lui seul voyait. Il me parla de ses recherches d'emploi infructueuses, de ses difficultés à trouver un logement, une famille et une situation, de son âge avancé et de mon âge encore innocent et plein de promesses. Il me parla de sa condition, condition d'homme simple qui ne demandait pas grand-chose à la vie, mais dont les prières tombaient chaque jour dans l'oubli divin. Il me parla longtemps, et je sentais qu'il m'aurait parlé une journée entière. Et désespérément poli, je l'écoutais toujours.

Cet homme m'émouvait, son histoire me bouleversait. Et mon émotion était comme une rétribution à la chaleur avec laquelle il m'avait saluée. Cette émotion se voulait contrepartie, à la sincérité de ses paroles, à la simplicité de ses voeux, mais je sentais bien que cette émotion était inutile. Qu'importe ce que je ressentais à ce moment, mon émotion me disait toute son impuissance face à l'immensité de la détresse humaine.

Notre émotion est un paravent qui, avec quelques brindilles et quelques feuilles tombées des branches automnales, tente de construire une tente aux malheurs sans-abri. Notre émotion est douloureuse, mais impuissante à calmer les douleurs. Notre émotion est douloureuse, car impuissante. Notre émotion face à la détresse est vide de sens, mais remplie d'une amertume que nous nous efforçons de ne pas perdre.

Mais cet homme qui me parlait pendant que j'oubliais que je devais prendre mon bus n'était pas ému. Du moins, il ne semblait pas partager mon émotion. Cette émotion pour lui était inaccessible et incompréhensible, car inutile. Cet homme avait dépassé le stade où on s'émeut encore des trombes qui nous tombent dessus, et où on a besoin qu'un bras nous tende un parapluie. Cet homme ne voyait plus nos parapluies, car sa quête d'un abri sec l'absorbait tout entier. Il y avait dans son regard une artériole rouge qui brillait encore: une étincelle qui l'éblouissait et qui le tenait éveillé, alors que la mienne ne s'était pas encore allumée. Je m'en voulais de ne pas ressembler à cet homme, car il était clair que je n'étais qu'un figurant dans cette tragédie qu'on me contait. Oui, j'étais un figurant, et un figurant n'influence jamais le cours d'une tragédie.

On ne saisit jamais l'essence d'une tragédie, si on ne la vit pas. On s'en émeut, on en a honte, ou quelquefois, on veut y participer. Mais on ne la connaît jamais. Les vrais acteurs d'une tragédie s'ignorent, et ne s'émeuvent pas.

"Ah! Si je pouvais être cet homme!"

Mais le lent processus, qui forge chacun des actes, ne se dévoile pas. Il nous est interdit, l'accès à l'histoire intime d'un être qui souffre, car le chemin vers cette souffrance a été arpenté par lui seul. Nous pouvons toujours l'écouter conter son malheur, mais cette succession d'événements depuis sa naissance jusqu'à ce moment où il se dévoile, cette cascade de la vie dont la source nous échappe, la chaleur de ce simple bonjour et sa justification, le choix de ce lieu et cet abandon inexpliqué de soi, toutes ces réponses nous demeureraient à jamais inconnues.


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GMT - 1 Heure Re: [POESIE] Le Paradis Des Amoureux Des Strophes !

Message par Lyncx le Jeu 4 Fév 2010 - 17:43

En face de la fenêtre nimbée d'obscures lueurs vacillantes
Des yeux voyagent
Cherchant au delà du flot et des mots un motif encore solide
Pour légitimer l'inaltérable vacuité des sens.
En face d'un fanion que plantèrent ses ancêtres
Des mains et des pieds fraîchement déliés
Caressent l'angoisse des demains maudits.
Une femme qui pleure et qui tousse
Sur la terre éventrée,
Des bribes qui s'échappent des poitrines moribondes
Telles un pollen
Qu'exhale une rose noire...
Quand les Choses changent, l'amère liqueur des sangs reste.
L'exquis parfum des caravelles
Le long des quais brumeux d'Amsterdam
Endort de lucre les tentations réprimées
Et la violence.
Et les bassesses.
Quand les Choses changent
Les tâtons se précisent
Mais les doigts se perdent.
Quand les choses changent, s'abrite sous le préau des Pouilles
La rage des aliénés devenus maîtres
Avatars fantomatiques d'une cause délétère...
La troupe en marche s'est tue
Dans les cépages de Wall Street.
Quand les Choses changent,
Que les bures, les jellabas et les maillets siéent parfaitement aux faux
Les tombes ne deviennent plus necessaires.
Quand les Choses changent
Le silence assassin des statu quo
Étiole les humanités.
Quand les Choses nous changent
Aux oublis coupables nous nous résolvons.


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GMT - 1 Heure Re: [POESIE] Le Paradis Des Amoureux Des Strophes !

Message par Lyncx le Dim 7 Fév 2010 - 16:58

Un bruit de pas au delà des songes
Un silence qui s'abat
Seul, sur sa chaise
Le supplicié en face de son bourreau.
La vie coule, imperceptible temporelle
Entre les interstices grises de l'ennui
La nuit coule, et coulent les jours
Et galopent les poils qu'on voudrait retenir.
On marche alors,
Inexorables condamnés
On marche sans ressentir le poids du soleil
On marche au bout des existences
Vides.
Au bord des abîmes que nous creusâmes
Se promènent nos âmes
Au bord des joies âpres et sanglantes
La faux happe une à une.

Un bruit de pas au dela des songes
Aussi réel que nos démons
Les querelles oisives aux coins des âtres
Pendant que la terre s'ouvrait.

Un bruit de pas qui approche
En silence, qui approche
Sans que ni les malles ni les justices soient faites
Déjà, à l'orée des nations
Elle sent. Une odeur de cendres de silice.

Un bruit de pas martèle alors nos seuils
Comme martèlent les obus sur les corps barbus
Et comme une peine qui trouve son baume
La terre accueille les fantassins ailés.
Sous le chaume délabrée
L'enfant écrit un conte qu'ils ne liront pas
Le conte de ceux qui ne liront plus
L'épilogue de notre conte amer...
Sous la pluie qui s'évapore au dehors
Des mains se tendent
Mais la manne ne tombera plus.
Languir et mourir
Sont désormais le souper.
Souper, et s'anéantir
Après avoir tout anéanti.


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Message par Zeriézékiri le Lun 8 Fév 2010 - 11:18

Bravo lyncx, j'ai perdu l'inspiration mais à force de te lire elle me revient peu à peu..Tu parles mon langage.. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


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Message par Lyncx le Lun 8 Fév 2010 - 12:54

Vivement que tu sois à nouveau parmi nous, ça fait longtemps que je ne me suis pas "délecté" -- mot qui traduit un peu notre sadisme -- de tes vers prosaïques...


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Message par Lyncx le Lun 8 Fév 2010 - 22:37

Qu'est-ce qui nous pousse, des soirs d'insomnie, à choisir l'ennui?
Qu'est-ce qui nous pousse dans les affres de l'errance?
Quelle est cette tenaille qui agrippe nos sens
Qui assaille nos volontés
Qui menotte nos langues et emprisonne nos esprits?
Quelle est cette étoile qu'on suit et qui ne brille point?
Quel est-il, ce doux appel vers la lassitude infinie?
Quelle est cette voix chaude qui nous susurre l'inacceptable?
Qui nous cloue, nous hypnotise, jusqu'aux sursauts de nos âmes?
Quel est ce non-vouloir?

Ô frères! Quel est ce poids dont on peut se défaire?

Quelle est cette rampante qui s'insinue sous nos pas
Sous nos rêves et sous nos sueurs?
Quelle est cette terrible malédiction qui nous lie
Aux pesanteurs traitresses des vides las?
Que n'avons-nous pas résisté, que n'avons-nous pas brandi nos coeurs
Face à l'immensité des nuées de l'oubli?

ô soeurs! Quel est ce poids dont on ne veut se défaire?


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Message par Zeriézékiri le Mar 9 Fév 2010 - 14:01

C'est la vâte qui dit son vouloir de dire
Qui ne sera que dire et des mots dire
C'est la lucidité, cette blessure sacrée
Jumelle du soleil...
Feux qui brûlent mais qui brillent
Pour nous dicter le chemin salutaire
C'est le fou lucide qui a perdu sa clé
Dans la nuit noire de ses démences
Et qui la recherche sous les reverberes
Qui illuminent sa blessure.
C'est l'enfant Issa qui dans son berceau
Pleure dejà les atrocités de sa vie future
C'est la femme trahie et oubliée
Qui se taillade les veines pour sauver
Son honneur
C'est la pucelle souillée qui boit du sang
Le peu qui lui reste sur ses jambes frêles
C'est ce mome qui galère sous le froid hièmal
Cherchant sa pitence quotidienne
Afin d'echapper aux pincements pederastiques
De son maître qui l'attend dans sa chambre lugubre
C'est l'étincelle qui brille au firmament
Et qui appelle les âmes au recueillement
C'est le pas feutré de l'ivrogne qui avance
Et tenant dans sa main la vie de sa femme
Et de ses enfants.


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GMT - 1 Heure Re: [POESIE] Le Paradis Des Amoureux Des Strophes !

Message par Lyncx le Mar 9 Fév 2010 - 22:59

Jeux de mots
Jeunes maux
Saouls et crânes affronts déguisés
Sous les cranes des frondes grisées
Jeux d'émeus
Jets d'émaux
Sur nos étoiles et nos cierges
Sur nos voiles et nos vierges
Jeux de faux
Feux d'agios
Nous somment de céder nos corps
Nos sommes ces dés sans sort...
Jeux d'aumônes
Oeufs sans jaune
Fades comédies aux actrices lasses
Fardeau maudit qui ose la tristesse
Jougs d'étaux
Jeux d'atouts
Médiront sur la vie, tueront l'importune
Mes dix ronds purs lavés, pour toute fortune
Jeux d'inégaux
Jeux de nigauds.


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GMT - 1 Heure Re: [POESIE] Le Paradis Des Amoureux Des Strophes !

Message par Lyncx le Dim 21 Fév 2010 - 21:09

Des traites sur mon mur
Qui ne partent plus
Des pas pas très surs
Sur ma vie recluse
Mes mains se promènent
Sur l'horizon large
Furtives ébènes
Des feuilles vierges
Douces dans la nuit
Bois immaculé
Elles brillent sans bruit
Terres reculées
Aux contrées très sombres
Brûlent sans résine
Cet aura, ces ombres
Ces cendres mutines
Et mes coeurs vacillent
Entre blés et faux
Auprès de la fille en vrille
Je laisse ma peau

Décaféinée - Breuvage amer
Des cas aux faits innés - Aux sucres impairs

Bus au crépuscule
Noir et long fleuve sec
Sans aucun calcul
Le long des parsecs
Prostré, l'homme écrit
Son conte nocturne
Sa vie et son cri
Fracasse les urnes
Plaintes sous les plots
Scellées par la mort
Sous les débats clos
Que chante le sort...


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La mort est pronominale.

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Message par akiss le Dim 21 Fév 2010 - 21:40

dans quel sens on est censé lire? [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] mangui miir [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


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Message par Lyncx le Dim 21 Fév 2010 - 21:52

Lool! Dans le sens qui te chante... Soo miiré nga nieuw meu mayla aspirine wala CA-C1000


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Message par akiss le Dim 21 Fév 2010 - 22:01

wé c vrai k ca marche dans tous les sens [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


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Message par Zalzal le Lun 22 Fév 2010 - 12:47

Embarassed pale Crying or Very sad hum bounce
scratch Sad geek bounce
Neutral Very Happy rabbit confused bounce
study study study bounce


con Shocked ré Laughing bounce bounce bounce
Ben Voilà Laughing Love1 yi bounce
study study study study bounce bounce


:up: humm youpi.........youpi hun Le fou
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Message par Rubi le Lun 22 Fév 2010 - 12:48

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Message par akiss le Lun 1 Mar 2010 - 19:54

Sans crier gare, au bord de la route
Sans même un regard, tu m’as laissée dans ma déroute
Cette lame là je ne l’ai pas vue venir
Je l’ai seulement senti me transpercer, m’anéantir
Ces larmes là sont les océans dans lesquels je me noie
Six pieds sous mer, c’est désormais là que je me voie

Plus de force, plus de vie, juste un désarroi
Plus de force, plus de vie, juste une vie sans toi.

Épargnez-moi votre pitié
Laissez-moi ma peine
Laissez-moi pleurer
Jusqu’à ce que la Mort m’entraîne
Laissez-moi souffrir
Laissez-moi seule, peu à peu dépérir…


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Message par Khapi le Lun 1 Mar 2010 - 23:29

Akiss adhère dans le club de Lynxc et Zékiérézéki. Bravo!


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hamdullah cava!

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Message par Amypoulain le Mar 2 Mar 2010 - 17:51

bravo koiiii??? elle n 'a fait q du copie colle ishhhhhh [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

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Message par Lyncx le Jeu 4 Mar 2010 - 3:01



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Message par Lyncx le Dim 14 Mar 2010 - 11:19

N'abandonnez aucun de vos semblables.


Quels que soient les tours qu’ils vous jouent,
N’abandonnez aucun de vos semblables !

Le paysan qui vient de labourer son champ pierreux
Peut bien se méfier de vous comme d’un maquignon
Et vous fermer sa porte :
Celui à qui il manque un cheval
A des oreilles pour vous entendre.
N’abandonnez aucun de vos semblables !

L’ouvrier qui vient de graisser la machine
Qui ne lui appartient pas, peut bien vous trahir
Quatre fois, alors faites-lui confiance une cinquième fois !
Ne risquez rien sur lui mais incluez-le dans vos calculs :
N’abandonnez aucun de vos semblables !

Le soldat auquel la victoire n’apporte rien
Peut bien craindre ses supérieurs et vous ligoter
A la roue du canon et cependant
C’est lui qui le jour venu vous aidera
Lorsque vous lui aurez ouvert les yeux :
N’abandonnez aucun de vos semblables !

Ils suivront votre ennemi tant qu’ils seront aveugles
Mais c’est vous qu’ils suivront du jour où ils verront.
N’abandonnez aucun de vos semblables !


Bertoldt Brecht.


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Message par Zeriézékiri le Mer 24 Mar 2010 - 10:07

Que le temps est locace, fugace, rapace et relaxe entre un désir

Et sa realisation!

Que le monde et fou, doux , mou pour qui a tout perdu et

Qui n’a pas la conscience des choses et des évenements

Que l’orage est ravage, rage et carnage quand dans son dechainement il

Anihile toute velleité de riposte

Que l’intervalle est cruel, mortel et dementiel entre un projet mûri


Et sa future irrésolution

Que de lourdeur,

Que de langueur

Que de terreur

Il s’agit de l’honneur.

Que la dive bouteille est abeille pour cet ivrogne impenitent

Qui vénère son culte bacchusien

Que d’hallucinations que de visions floutées

Il s’agit de l’ataraxie : ce secret aux visages protheiformes

Que l’absence est silence, nuisance, somnolence et medisance

Pour celui qui porta le coup de grâce à la Diane de Verrès

Que le secret est poids, foi, loi pour celui qui sait en mesurer

La dimension symbolique de la confidence

Que le silence est accablant suffocant et troublant

Pour ce Judas qui a la conscience de sa traitrise

Que la lucidé est lumière, clairière et éclair

Pour le génie qui, en un seul acte emplit

Et hante nos esprits pour des temps indéfnis

Il s’agit de la vie

Il s’agit de l’honneur

Il s’agit de l’être

Il s’agit nous

Il s’agit du microcosme

Dans son macrocosme.

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Message par Zeriézékiri le Mer 7 Avr 2010 - 9:47

Et Dieu fit que la statue se
dressât
Et Dieu fit bien.
Dans ce ce cirque sans nom où chacun
tire
Une ficelle puisque marionnette le gagnant
Est cet hercule
aux douze travaux vains en une decennie
Qui plombèrent l'espoir et
l'esperance d'un peuple
Qui gît sous le poids de la pauperisation
Dans
ce brouhaha incessant et endiablé
Qui tire sa quintessence dans les
loges syncrétiques
Où les acteurs fantôches s'illuminent de mille
diaprures
La gagnante est cette Venus pas du tout hottentotte denudée
Qui
exhibe ses collines jumelles sur les collines jumelles
Aux touristes
hagards et friands de chair exotique à vîl prix
Dans ce tintamarre
assourdissant et avilissant,
Le gagnant est cet enfant roi qui, de
son doigt de rose, de bronze
Pointe le point d'horizon inaccessible à
l'enfant Boubacar
Ce talibé qui pour la énième fois le matin de la
pendaison de cremaillère
Venait d'être sodomisé par son Oustass
Makhatar, ce serviteur du dieu
De la souillure et de la pederatrie..
Pleure,
belle linguère pleure car
L'innonce est violence dans ton silence
aphone
Complice.
Pleure belle squaw pleure et pose ton fagôt à
même le sol
Et pleure encore à chaudes larmes.
Poings et mains
liés, le vulgus ne sait plus ou donner
De la tête encore moins à
quel saint se vouer
Puisque dans son malheur saint et sein font un.

puiser le secours?
L'ombre envahissante de ce triumvirat satanique
Les
chants maléfiques de cette horde de rapaces voraces
Le silence
accusateur et complice de cette vermine
Qui mine les croyances des
peuples à fière mine.
Jongoma,
laisse couler tes larmes
purificatrices
Qui serviront de libations salvatrices à ce gueux qui
cueille
Les pleurs de sa prégeniture efflanquée.
Unis-toi avec ce
baobab debout qui défie le temps
Pour defier le chaos satanique :
c'est notre guerre punique.
Alea jacta est.


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Jacaré
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Message par Jacaré le Mer 7 Avr 2010 - 10:21

Tout simplement Excellent!  respect

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Message par Lyncx le Mer 21 Avr 2010 - 19:19

A Pout-Diack, la nuit n'a pas de nom. A peine si elle se laisse héler, capturer ou approprier. Elle s'abat, lourde et complète, mais aucune velléité des hommes ne peut traverser l'épaisseur de son manteau sombre. C'est une nuit qui martèle, inconsciente de sa force, jusqu'à ce qu'on l'aime. Telle une bête farouche dont aucun fouet ne peut dompter les crocs, la nuit à Pout-Diack était belle par sa sauvagerie, sa tyrannie, sa complétude et son innocence brutale. Elle pétrifiait, et les êtres qui s'y mouvaient la chérissaient.

C'est une nuit sans nom.

A peine quelques bribes perceptibles, de temps à autre, dans un coin où la teinte un peu plus sombre que d'habitude laissait deviner une présence. Dans le noir, les voix et les rires qui s'entendaient, sereins étendards qui observaient les voyageurs perdus, sonnaient comme des phares qui orientaient les sens. Le stridulement d'une sauterelle se taisait par intermittence, rappelant aux hommes, comme si le noir n'eut pas suffit, la solennité de l'ombre. Au loin, les champs bruissaient, masse qu'on devinait à peine derrière les clôtures frêles. Les épis de mil ou de maïs se balançaient lourdement, hypnotiques, en chœur, comme célébrant quelque grand-messe nocturne dont les hommes ignoraient le sermon. Chaque bruit de pagne qui fuyait dans les ténèbres, chaque grattement de canif sur un morceau de bois, chaque raclement de talon nu sur le sol de terre battue, chaque balancement d'éventail, de branche ou de chaise était un signe, une lumière: par là, il y avait encore de la vie.

De la vie, il y en avait partout, d'ailleurs. Nous avons pris l'habitude, dans les grandes villes, de ne pas apprécier la nuit pour ce qu'elle était, mais pour ce qu'elle nous donnait. Entre les remparts, la nuit est domptée, asservie, réduite à sa seule fonction apaisante. La nuit y est une trêve, un répit entre deux chaos diurnes. La nuit y est un refuge, temporaire certes, mais qui permet de se reconstruire avant les assauts du jour. La nuit y est une compagne frivole, une putain violée par les photons et les brouhahas dont nous avons l'habitude de la souiller. Au mieux, de temps à autre, se drape-t-elle de son manteau originel de reine vierge. Mais lors de ces retours fugaces vers la majesté, cette dignité retrouvée n'était tolérée que le temps pour les hommes de goûter à une innocence qu'ils avaient à jamais perdue. Sitôt qu'elle retrouvait ses racines, la nuit était rappelée à l'ordre, muselée par un bâillon lumineux de lampadaires non éteintes, de rires et de profanations sonores. Même sauvage, la nuit restait une servante.

A Pout-Diack, la nuit n'a pas de nom. Elle ne se laisse pas interpeller, encore moins dominer.

On l'aimait pour ce qu'elle était: une majesté altière qui ne souffrait pas qu'on la souillât. Là où sa sœur citadine participait des activités des hommes et de la continuité du jour, elle interdisait ici toute tâche majeure, toute exubérance, tout mouvement. Même la mort, même les conflits se soumettaient à son joug. Elle régnait, et ses sujets, pour ne pas la froisser, vivaient au ralenti. Les déplacements d'air étaient discrets, comme remplis de regrets, et s'évanouissaient aussi promptement qu'ils étaient apparus. Oh! les sujets l'acceptaient bien, ils avaient fini par aimer cette tyrannie. On ne se préoccupait pas, à chaque coucher du jour, de ce que la nuit donnerait, on n'attendait rien d'elle: elle n'avait de toute façon rien à donner. De même qu'un seigneur jouit de ses serfs, elle s'abattait sur les hommes, naturellement, sans accrocs et sans résistance. Les rares victoires qu'on lui arrachait, les cris clairsemés qui s'échappaient de temps en temps de son sein étaient teintées de discrétion coupable, de larmes, de contusions quelquefois. Elles étaient comme les bribes nécessaires, quoiqu'insolentes, d'un silence monacal. Rien ne devait troubler la nuit, sous peine de malédiction. Et, inconscients de leur rôle immense, les hommes se faisaient les gardiens catégoriques de cette intégrité nocturne.

Je me rappelle d'une nuit, la même, toujours.

Une nuit où rien ne se passa, mortellement ordinaire, terriblement noire. Une nuit qui ressemblait tellement aux autres qu'elle reste gravée dans ma mémoire et dans mes sens. Une nuit où, comme à l'accoutumée, je marchais pieds nus dans la chambre de grand-mère, tâtonnant, trainant des pieds, comme recherchant une paix encore plus profonde dans les recoins de cette chambre austère. Une nuit où mon corps entier se relâchait, comme annihilé, englouti dans l'informe atmosphère spectrale qui enveloppait le village. La terre battue se révélait soudain à mes talons, rugueuse, brute et charnelle. Une terre qui vivait, qui palpitait sous le raclement de mes membres secs. On eut même pu sentir les souffles qui agitaient son sein terrible de sérénité. La terre était là, dans toute sa splendeur, et chaque pas que je faisais sur elle enfonçait dans mon âme une parcelle de son éternité. La terre comme je ne l'avais jamais sentie faisait maintenant corps avec moi, les astres et les êtres s'étaient comme arrêtés dans leur course pour contempler ce sacre. Cette nuit-là, je sentis pour la première fois le fumet de l'absolu.

Une nuit sans vents, sans nuages, sans lunes. Une nuit sèche, ni chaude, ni fraîche, où les particules ne bougeaient que sous l'impulsion d'un impatient qui ne pouvait s'empêcher de se déplacer.

Une nuit souriante, consciente de sa force, comme mes tantes sur leurs nattes, étendues dans la cour. Elles se racontaient des histoires que j'eus voulu entendre même sans les comprendre, des mélopées indomptées qui berçaient les garnements assoupis. Qu'elles étaient belles, mes tantes! A demi-allongées, la tête sur une paume, ornant la nuit de milles repères, comme autant de bouées dans la mer... J'eus voulu écouter leurs paroles de plus près, mélodies fragiles au milieu de l'océan, mais je craignais que toute intention de ma part ne les brisât. Elles étaient déjà belles sans moi, ma maladroite contemplation ne pouvait que les enlaidir.

Une nuit simple. Qui grattait, chantait, et régnait. Une nuit humaine.

Et chaque nuit, en face des rues dakaroises inondées de lumières, de lampadaires et de piétons, sous ma fenêtre, ce sont ces nuits despotiques qui peuplent mes rêves.

A Pout-Diack, la nuit n'a pas de nom. Elle s'appelle, mais son Altesse ne se trouble jamais pour répondre. Son Altesse La Nuit ne se donne pas, car sa richesse n'est pas à donner.


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Message par Zeriézékiri le Dim 2 Mai 2010 - 8:55

L'ondée matinale qui coule
Coule le sang dans mes veines
Peine perdue de mes nuits endiablées
La sorcière aux yeux brillants et qui
Dans sa solitude de deesse trahie
Contera t'elle son secret au premier venu?
Le vent qui caresse ses cheveux defaits
Est le symbole d'une harmonie perdue
La sorcière, cette sorcière à l'allure de squaw
Celèbre dans son interieur silencieux
Le cri absolu et strident de l'absence
L'absence, cette fugace passagère
Qui laisse des traces aux âmes sinceres
L'absence ce calice imbuvable qui
Nous emporte avec lui dans les
Rancoeurs de la langueur.
L'absence, cette vierge jalouse de sa pureté
Et qui est pourtant tentée par une peripateticienne
L'absence cet havre, ce moule qui ne dit pas son nom
L'absence cet amour aux saveurs de souvenirs
Me laissera-tu en jour t'embrasser et te donner le flirt d'adieu?
J'ai crié ma solitude sur le sommet du minaret en bon muezzin
Et pourtant les fidèles ne m'ont pas secouru
J'ai prêché ma décheance dans les églises
Et pourtant les croyants ne m'ont pas compris
J'ai erré de synagogue à synagogue frappant à toutes les portes
et mon
Discours reste incompris...Damné!
Ah! aH! aH!
Que de prières j'ai inventées
N'est-ce pas là le secret de ma damnation?
Paria...
Je reviens du côté de la sorcière qui maintenant ,
Ayant atteint l'ataraxie par la catarsis
Rechauffe son corps, son coeur au feu de bois
Je lui conterai mes lacunes, mes peines, mes espoirs
Mes errances folles esperant que cette dernière
Puisse me faire confiance et mon conter à son tour
Et avec la sincerité de poètesse-déesse
Ce secret qu'elle ne veut livrer à personne..
J'habite à la fois l'espoir et le désespoir
J'habite de temps à autre une idée furtive
Et dans ce temps j'habite des espaces brusques
Et burlesques..mais absolument sublimes.
J'habite un coeur endolori qui puise sa force
Dans la douleur de la douceur...
J'habite non de la femme pucelle mais de cette
Dernière la pureté originelle, originale..
J'habite un enfant qui cherche sa pitence et
Qui dans le matin hiémal tremblotte de froid en egrenant
Les litanies du mendiant
J'habite une femme trahie
J'habite un désir demeurant chimère
J'habite les mots et de ces derniers
Le secret: le silence.
Qui suis-je vraiment?


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Message par Julie le Lun 3 Mai 2010 - 6:30

Un matin tu es partis

De ton absence
Mon cœur est déchiré
Passe le temps
Passe les années
Je t'aime à tout jamais

Dans le silence
De mon amour
Dans le silence
De ton absence
Chaque jour
Est une épreuve

Mon seul réconfort
Est mon Seigneur
Auprès de Lui
Je laisse aller mon cœur
Auprès de Lui
Mes larmes ne s'épuisent jamais

Dans le silence
De ton absence
La déchirure
De mon âme
L'espoir de te revoir
S'est enfui

Un matin tu es partis
Depuis il fait gris
Dans ma vie

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Message par akiss le Dim 9 Mai 2010 - 7:00

Aujourd’hui j’ai pris conscience que tu n’étais pas éternel
Qu’en moins de temps qu’il ne faut pour le penser
Tu pourrais rejoindre le Ciel
La peur et la tristesse m’envahissent
Car je réalise que tu n’es pas immortel
Je jette alors un regard sur le passé
Sur toutes ces rancœurs,toutes ces querelles
Sur tout ce temps perdu à essayer
De m’éloigner de toi, de ton amour paternel
S’il est vrai qu’à un moment donné
Quelque chose entre nous s’est cassé
J’aimerais aujourd’hui le réparer
J’aimerais que Dieu te garde encore ici
Pour que tous ces non dits, deviennent des mots dits
Et qu’enfin je puisse t’avouer
Combien je t’aime mon Daddy
Bon anniversaire !


o
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Message par Julie le Dim 9 Mai 2010 - 7:11

Il est très joli ton poème


o
Parmi les Signes annonciateurs de l'Heure : " les mauvaises personnes seront honorées, les bonnes rabaissées, les actes et pratiques se feront rare tandis que l'on parlera beaucoup ... " (Hâkim)

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Message par akiss le Dim 9 Mai 2010 - 7:16

merci le tien oci meme s'il est tiste [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


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Message par Blackette le Dim 9 Mai 2010 - 9:31

vous avez poste de jolis poemes

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Message par Grand Kon MALADE le Dim 9 Mai 2010 - 14:08

Akiss a écrit:Aujourd’hui j’ai pris conscience que tu n’étais pas éternel
Qu’en moins de temps qu’il ne faut pour le penser
Tu pourrais rejoindre le Ciel
La peur et la tristesse m’envahissent
Car je réalise que tu n’es pas immortel
Je jette alors un regard sur le passé
Sur toutes ces rancœurs,toutes ces querelles
Sur tout ce temps perdu à essayer
De m’éloigner de toi, de ton amour paternel
S’il est vrai qu’à un moment donné
Quelque chose entre nous s’est cassé
J’aimerais aujourd’hui le réparer
J’aimerais que Dieu te garde encore ici
Pour que tous ces non dits, deviennent des mots dits
Et qu’enfin je puisse t’avouer
Combien je t’aime mon Daddy
Bon anniversaire !
Merci bébé, c'est réciproque Love1 !!!


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1) Dès ton arrivée, tu te présenteras
2) De la bonne pub, tu nous feras
3) De ton absence, tu nous préviendras
4) Si tu t'inscris, ce règlement tu respecteras
5) Si ca ne te plait pas, sans rien dire tu partiras....

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Message par Zalzal le Dim 9 Mai 2010 - 16:18

Layene

J'aimerais tant partir
Vers le repos infini
Et aux portes du paradis
Voir Limamoul Mahdi
Voir son visage béni.
Et débout face à lui
Par son visage ébloui
M'illuminant de son sourire
Pouvoir comprendre enfin
le Principe de la Vie.

Et en lui je lirai l'Esprit
Et tout ce qui est écrit
Dans le Livre de la Fin
A l'encre sainte et sanguine
D'un seul trait de main
Par le seul Calligraphe divin.

Et je lui tendrai ma main
Toute remplie de sable fin
Ce sable pur et saint
Sable saint de Cambérène
Sable saint de Yoff Layène.
Le Sable de son Appel.

Et que de ce sable lui parviene
La voix de chaque humain
Chantant à l'unison
que l'Océan reste obéissant
Et s'arrête encore à sa Maison.

J'aimerais tant partir
Habillé de mer legère
Emportant dans mes mains
Seul le Sable de son Appel.


o
I'm a human being, first and foremost, and as such I'm for whoever and whatever benefits humanity as a whole." (El Haj Malik al Shabbaz, Malcolm X )

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Message par Lyncx le Dim 9 Mai 2010 - 18:58

Zeriézékiri a écrit:L'ondée matinale qui coule
Coule le sang dans mes veines
Peine perdue de mes nuits endiablées
La sorcière aux yeux brillants et qui
Dans sa solitude de deesse trahie
Contera t'elle son secret au premier venu?
Le vent qui caresse ses cheveux defaits
Est le symbole d'une harmonie perdue
La sorcière, cette sorcière à l'allure de squaw
Celèbre dans son interieur silencieux
Le cri absolu et strident de l'absence
L'absence, cette fugace passagère
Qui laisse des traces aux âmes sinceres
L'absence ce calice imbuvable qui
Nous emporte avec lui dans les
Rancoeurs de la langueur.
L'absence, cette vierge jalouse de sa pureté
Et qui est pourtant tentée par une peripateticienne
L'absence cet havre, ce moule qui ne dit pas son nom
L'absence cet amour aux saveurs de souvenirs
Me laissera-tu en jour t'embrasser et te donner le flirt d'adieu?
J'ai crié ma solitude sur le sommet du minaret en bon muezzin
Et pourtant les fidèles ne m'ont pas secouru
J'ai prêché ma décheance dans les églises
Et pourtant les croyants ne m'ont pas compris
J'ai erré de synagogue à synagogue frappant à toutes les portes
et mon
Discours reste incompris...Damné!
Ah! aH! aH!
Que de prières j'ai inventées
N'est-ce pas là le secret de ma damnation?
Paria...
Je reviens du côté de la sorcière qui maintenant ,
Ayant atteint l'ataraxie par la catarsis
Rechauffe son corps, son coeur au feu de bois
Je lui conterai mes lacunes, mes peines, mes espoirs
Mes errances folles esperant que cette dernière
Puisse me faire confiance et mon conter à son tour
Et avec la sincerité de poètesse-déesse
Ce secret qu'elle ne veut livrer à personne..
J'habite à la fois l'espoir et le désespoir
J'habite de temps à autre une idée furtive
Et dans ce temps j'habite des espaces brusques
Et burlesques..mais absolument sublimes.
J'habite un coeur endolori qui puise sa force
Dans la douleur de la douceur...
J'habite non de la femme pucelle mais de cette
Dernière la pureté originelle, originale..
J'habite un enfant qui cherche sa pitence et
Qui dans le matin hiémal tremblotte de froid en egrenant
Les litanies du mendiant
J'habite une femme trahie
J'habite un désir demeurant chimère
J'habite les mots et de ces derniers
Le secret: le silence.
Qui suis-je vraiment?


J'ai l'impression, après cette prière qui ne se dévoile pas, de lire une requête à la Pythie... J'ai vraiment l'impression de voir un pélerin venir tout près de son temple sacré, et, à genoux, implorer des réponses à ses questions. Et c'est comme si le silence de ce temple était une trahison, un vide qu'il n'a pas le droit d'abriter, une faute qui lui vaudra l'échafaud... Rien d'aussi tragique, mais rien d'aussi prometteur, qu'un homme qui brule ses idoles.

Respects!  respect  respect


o
La mort est pronominale.

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Message par Lyncx le Dim 9 Mai 2010 - 19:15

Sur les chemins nocturnes
Que n'éclairent ni les hommes ni les anges
Parsemés de rocs fébriles
Un voyage s'en remet aux lendemains.
Toujours
Fait et défait ses besaces
Eternel pélerin compromis vers une terre
Un voyage toujours se projette
Sur des murs d'une cage fade.
Sur les chemins nocturnes
Que n'inondent ni les vierges ni les limons
Un être seul
Selle sa monture morte.

Que les limbes me drapent, si je ne m'abîme
Que le linceul soit apprêté pour le tardif
Que mille tambours battent la sarabande
Si tout élan meurt
Sous les combles des honneurs.
Que me soit donné l'oraison
Sur mon chef sans guide
Qui ne chercha pas un toît avant que la grêle ne vînt
Que tout s'effondre! Que l'arche se disloque
Autour de mon cadavre
Sans engrais
Si j'ai passé mes longues heures avachi
Devant l'infini de mes espoirs...
Que je m'annihile dans l'oubli
Si j'ai, ne serait-ce qu'un instant
Procrastiné ma foi.


o
La mort est pronominale.
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