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1default [MINI ROMAN] Rennaicendres le Dim 31 Jan 2010 - 1:40

Akiss


EXPERTISE
EXPERTISE
Rappel du premier message :

Ja'i trouvé un titre

Petits secrets entre amis
Parcontre je ne sais pas comment changer le nom du sujet je suis


Je m’affairais rapidement autour de ma commode, il
fallait que je sois top sexy ce soir !! Mon « plus fort », mon
tendre époux m’avait laissé un message
sur mon portable il voulait qu’on aille dîner au Plaisirs du palais dans
la rue Pompidou près de la place de l’indépendance de Dakar ! Un resto
super chic donc il fallait que je sois à la hauteur, en plus cela faisait plus
de deux mois qu’on n’avait pas… enfin que je n’avais pas… bref que tu sois
lecteur ou lectrice tu vois ce que je veux dire !!! Bref j’avais fait la
totale : épilation de long en large jusqu’aux plus petits recoins de ma
personne, gommage, bain, parfumage, string, push up bine bine et compagnie, belle petite robe avec
décolleté mis en valeur bref dama taaru !! Je voulais vraiment que Assane
l’as des as qui pique mon cœur soit séduit ! Surtout que ces derniers
temps c’était plus le grand amour entre nous,
mais je ne voulais pas y penser. Du coté professionnel machalah tout allait
bien, la boîte que j’avais crée avec ma meilleure amie, ma plus que sœur Anta
Ba, marchait bien, de plus dès demain j’allais commencer à donner des cours en
Management des ressources humaines à l’ISM , donc il ne fallait pas que je
stress. J’allais aller dîner avec le plus beau de tous les hommes, il me dirait
surement combien il m’aime et on fêterait nos 4ans de mariage comme il se
doit !



J’étais fin prête, le cadeau de mon doudou (une
gourmette en or faite à la case d’or c’est pas la classe ca ?) était bien
emballé, je jetais un dernier coup d’œil à mon miroir pour voir si tout était
en place. Je ne me trouvais pas trop mal pour une jeune fille de 27 ans,
cependant je n’étais pas tranquille, un sentiment d’angoisse m’envahit tout à
coup. Il fallait que j’appelle Anta



-
Allo ma tchaga



-
Oui ma tchaga comment tu vas ?



-
Ca ne va pas j’ai rendez vous avec mon
chéri tout a l’heure, et je ne sais pas ce que j’ai mais j’angoisse grave



-
Mais ne t’inquiète pas chérie, si t’as
bien tout fait comme je te l’ai dit dans l’ordre, il sera ébloui!! Tu doutes de
mes capacités xana ?



-
Jamais avec les conseils d’une tchaga
aussi expérimentée que toi, c’est sur que ce soir ca va chauffer



-
Toi tu commences à être plus tchaga que
moi hein ?



-
T’inquiètes l’élève fini toujours par
dépasser le maître, bisou ma puce et souhaite moi bonne chance !



-
N’oublie pas de tout me raconter et dans
les moindres petit détails hein Aby ?



-
Sai
sai rek nga!!! Tchim!



Ah ma Anta à moi
si elle n’existait pas il faudrait
l’inventer, je l’adore cette femme,
c’est ma confidente et la fille la plus belle, la plus sexy et la plus diongué
du Sénégal tout entier, elle a toujours été la pour moi. Je lui souhaite d’être
heureuse et de trouver chaussure à son pied parce que c’est une femme extraordinaire. Bon je suis
presqu’en retard faut que je bouge mes fesses parce que mon super thiof n’aime
pas attendre. Un dernier psitt de parfum et je chope mes clefs de voiture. En
route pour une bonne soirée.



Quand j’arrive le resto est bondé j’aperçois mon
homme déjà attablé un cocktail à la main. Il a l’air fatigué, je me faufile
entre les tables pour le rejoindre, je lui fais la bise et je m’assieds



-
Bonsoir toi



-
Tu es en retard dit il sans lever les yeux



-
Bébé, c’est parce que je me faisais
belle pour toi mais tu n’as même pas remarqué



-
Au lieu de me faire des reproches tu
devrais plutôt t’excuser



-
Waw t’as eu une dure journée ou quoi
pourquoi es tu si désagréable ? calme toi
mon amour dis-je en lui prenant les mains, il les retire pour faire signe au serveur



Un silence pesant s’installe
jusqu’à l’arrivée de ce dernier, mon angoisse ne fait que redoubler, je sens
que la soirée ne va pas finir exactement comme je l’avais imaginé.



-
Ca été au boulot aujourd’hui
demandais-je pour rompre la glace



-
Oui



Il ne répondait à mes questions que par des
monosyllabes ce qui ne faisait qu’accroître mon anxiété, il fallait que je sache
ce qui ne va pas sinon j’allais m’asphyxier avec ma salade et mourir étouffée, c’était
mieux que ce qu’il m’infligeait en ce moment



-
Assane s’il te plaît dis moi ce qui ne
va pas ?



Il leva les yeux sur moi pour la première fois de la
soirée, il avait l’air très embarrassé, comme s’il allait me dire que la fin du monde c’était ce soir ! Il
se gratte la tête, ce n’est jamais bon signe quand il fait ca ! S’il ne
dit rien je vais faire une attaque.



-
Tu ne veux pas finir de manger
d’abord ?



-
Non, je n’ai plus trop d’appétit là



-
Ok, Aby ce n’est pas facile ce que j’ai
à te dire mais je n’irais pas par quatre chemins, bref, je veux divorcer,



Lecteur, lectrice, mon sang ne fit qu’un tour, j’ai
cru que j’allais tomber en syncope



-
Si c’est une blague ce n’est pas drôle
bébé



-
Ce n’est pas une blague, je veux
divorcer, je veux qu’on se sépare, qu’on se quitte



-
Merci je connais la définition du mot
divorcer



-
Je suis désolé mais c’est comme ca j’en
ai assez



-
Mais de quoi ?



Plusieurs têtes se
retournèrent vers moi, je me rendis compte que j’étais en larmes et que j’avais
élevé la voix



-
Reprends toi bon sang tout le monde nous
regarde



-
Merde je fais ce que je veux, je crie si
je veux, tu m’entends Assane ? Je respirais un grand coup, il fallait que
je me reprenne, en plus d’être humiliée et rejetée je n’allais pas me donner en
spectacle non plus, je séchais discrètement mes larmes et je me repris



-
Que me reproches-tu exactement ?



-
Tu as vraiment envie qu’on en parle ici,
Aby ?



-
On a déjà commencé Assane, finissons en



-
Euh, tu sais que notre couple
traverse une passe difficile depuis
quelques temps, tu n’es pratiquement
jamais à la maison, et quand tu es la on n’arrête pas de se prendre la tête,
franchement ca me gonfle



-
C’est juste pour ca, mais bébé ca peut
s’arranger, au boulot c’est moins intense et j’aurais plus de temps à te
consacrer je te promets, on va rentrer je te ferais un bon massage et tu…



-
Je n’en veux pas de ton massage, Aby, je
veux divorcer, on ne s’entend plus, on a plus de vie sexuelle putain on est
plus un couple



-
Comment ca on a plus de vie sexuelle
mais qu’est ce que tu racontes As ?



-
Ne fais pas l’innocente, la dernière
fois qu’on a fait l’amour c’était quand ?



-
Je ne sais pas mais… il y a deux mois



-
Pff ! ca fait plus de six mois, tu
te rends comptes, six mois, et puis tu penses qu’à toi, yen a marre, ce sont
toujours tes priorités qui passent avant les miennes, ton boulot, tes
rendez-vous, tes affaires, j’ai plus
l’impression qu’on est colocataires que mariés, et puis j’ai rencontré
quelqu’un



-
Il fallait commencer par là espèce de
salaud



-
Je ne te permets pas de m’insulter, et
puis d’abord si t’assurais mieux au lit je ne serais pas obligé daller voir
ailleurs



-
Arrête de raconter des conneries



-
Je ne raconte pas des conneries Aby je dis la vérité, les rares fois ou on le
faisait j’avais l’impression d’avoir un glaçon entre les mains



-
Toi tu n’as rien à te reprocher, je
suppose ?



-
Je ne suis pas un saint certes mais j’ai
fais des efforts



-
Sauter d’autres femmes c’est ça faire
des efforts, elle est bonne au moins ?



-
Arrêtes tu deviens carrément vulgaire



-
Celui qui est vulgaire c’est toi sale
connard



-
Bon je ne suis pas venu là pour me faire
insulter je venais discuter calmement avec toi mais apparemment tu n’es pas
disposée, on parlera des modalités du divorce.



J’avais
l’impression que le ciel me tombait sur la tête






-
Je rêve, je la connais demandais-je
désespérée?



-
Non



-
Tu mens, tu t’es mordu les lèvres tu
fais toujours ça quand tu mens, c’est qui alors ? tu me dois au moins ca,
dis moi qui c’est Assane



-
Bref si tu veux vraiment savoir, c’est
Khady



-
Quel cliché, tu me trompes avec ta
secrétaire, qu’est ce que cette cruche a de plus que moi As ?






Si
je savais su je n’aurais pas posé cette question, il a commencé à débiter un
flot de paroles, chaque mot qui sortait de sa bouche était comme un poignard
qui me transperçait, je regardai sa bouche s’ouvrir et se fermer et n’entendait que des bribes de
paroles : …garçon manqué… aussi sexy qu’un camionneur…idées féministes à
la con… aucun sens de l’humour… rien à voir avec tes culottes de grand-mère… je
n’en pouvais plus il fallait qu’il se taise



-
Très bien, très bien, j’accepte tes
reproches, je croyais avoir épouser l’homme idéal qui m’aimais comme je suis ,
mais je me suis autant trompée sur toi que toi sur moi, tu n’es pas différent
des autres sinon pire, tu aurais pu attendre un autre moment pour me lancer
cette bombe, certes je ne suis pas parfaite mais moi j’aurais au moins eu la
classe et la décence de ne pas entamer une relation dans une autre et de ne pas
t’annoncer ca aujourd’hui le jour de notre anniversaire de mariage.



Il
sembla désarçonné, ce connard avait oublié que c’était notre anniversaire de
mariage, il ne méritait pas toute l’attention que je lui portais, tout l’amour
que j’avais à son égard c’était un salaud.



-
Excuse moi Aby c’est vrai que…



-
Tes excuses tu peux te les foutre où je
pense j’en ai assez entendu comme ça je me casse, quand tu auras les papiers
appelle moi pour que je signe dis-je en me levant je te souhaite
sincèrement tout le bonheur du monde avec ta Khady et encore joyeux
anniversaire de mariage oh que suis-je bête je devrais plutôt dire de
divorce ?



-
Aby, attends je…



Je ne l’écoutais déjà plus, avec le peu de dignité
qui me restais je sortais du restaurant et déambulais dans la rue, je ne savais
pas où j’allais, mon cerveau était en stand by, je traversais les rues comme
une automate jusqu’à ce que j’arrive à la place de l’indépendance je m’assis
sur un banc et là j’éclatais en sanglots laissant ainsi couler mes larmes de
désespoir, des amoureux déambulaient bras dessus bras dessous et me regardaient
comme si j’étais une bête de foire, j’avais envie de leur cracher à la
figure,je me sentais tellement mal, comment j’avais pu laisser les choses
autant se dégrader ?



As avait raison je l’avais délaissé au profit de ma
carrière, mais il n’aurait pas du me faire ça à moi, on était ensemble depuis
huit ans, comment il pouvait tirer un trait sur ça en quelques mois, mes
sanglots étaient de plus en plus saccadés, je n’arrivais plus à respirer, je
faisais encore une de ces foutues crises d’angoisse. Il fallait que je me calme
sinon j’allais mourir étouffée par ma douleur, quelle connerie ! Je sentis
soudain une main sur mon épaule et j’entendis une voix masculine grave murmurer
« gardez la tête en bas, voilà comme ça inspirez profondément, expirez
maintenant, voila refaites le jusqu’à ce que vous retrouviez une respiration
normale, voila relevez vous peu à peu, ne faites pas de gestes brusques, c’est
bien doucement »



Je ne savais pas qui était cette personne, mais elle
m’avait aidé, je n’ose pas imaginer ce qui aurait pu se passer, doucement mais
fermement cette personne m’attira à elle,
au contact de sa poitrine et de sa barbe j’ai su que c’était un homme je me
crispais, qu’est-ce qu’il voulait ? J’espère qu’il ne voulait pas «
satch plaisir », il y a tellement de malade dans cette ville, en plus il
devait faire plus de vingt trois heures, sentant que je me raidissais il
dit :



-
Je ne vous veux pas de mal, je ne vais
pas vous agresser, vous violer ou je ne sais quoi d’autre qui vous passe par la
tête, je veux juste vous aider,



Peu
à peu je me détendais, je me sentais vide j’étais calmée, il pris mon menton
m’obligeant ainsi à le regarder, il faisait noir je ne distinguait pas très
bien son visage j’étais obnubilée par ses yeux d’un marrons étrange son regard
était doux



-
Ca va aller maintenant ?



Cette
question engendra une réaction étrange
en moi au lieu de me réconforter elle ne fit que déclancher une nouvelle salve
de sanglots.



-
Bien sur que non ca ne va pas aller, je
viens de me faire plaquer par mon mari pour une jeune fille d’à peine 22 ans et
ce dernier m’a fait bien fait comprendre que je ne lui arrivais pas à la
cheville…



Je
ne sais pas ce qui m’arrivait mais je ne
pouvais plus m’arrêter de parler, je ne me contrôlais plus, je m’entendais
seulement débiter des phrases sans interruption



suis mochepourtant je fais des effortsje
me suis épilée
même mis un string alors que je déteste ça



Il fallait que j’arrête mais je n’y arrivais
pas, c’est comme si quelqu’un avait appuyé sur play, et avait égarer le bouton
stop j’étais entrain de d’étaler toute ma vie devant ce type, que je ne
connaissais depuis à peine cinq minutes



tout fait comme Anta m’a dit… vrai que je
simule des fois… n’avait pas le droit de me faire ca



Pendant que je déblatérais, il me massait doucement
les épaules, ca me faisait du bien, je me détendais peu à peu puis plus rien.




Dernière édition par Akiss le Dim 7 Fév 2010 - 16:15, édité 1 fois


o
"Pourtant les instrus bandent quand je chante, je donne aux glandeurs la folie des grandeurs..."

25default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Sam 6 Fév 2010 - 1:40

Akiss


EXPERTISE
EXPERTISE
¨PARTIE 4 en fin je crois


Nos regards se croisèrent, j’étais comme
hypnotisée par son regard empreint de compassion à mon égard, nos têtes se
rapprochaient dangereusement, et nos lèvres s’unirent inévitablement en un
baiser tendre et sensuel à la fois. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, je
venais à peine de mettre fin à mon histoire d’amour avec As et j’embrassais un
homme que j’avais rencontré la veille. Tout cela allait trop vite, il fallait
que je fasse quelque chose pour tout arrêter, mais c’était si bon…






-
Hum hum ! Excusez moi de vous
déranger



Je
sursautais morte de honte, sur le seuil de la porte se tenait une belle vielle dame qui nous
observait l’air amusé.



-
Mamie Vi je ne savais pas que tu étais
là dit Salem,



-
Hum je vois que tu es bien occupé avec
cette jolie demoiselle



-
Euh… oui…Euh en fait…



-
Tu as perdu ta langue mon chéri !
Mademoiselle je me présente je m’appelle Viviane mais tout le monde
m’appelle Mamie Vi. Je suis la
grand-mère de ce jeune homme.



-
Enchantée Mamie Vi, je suis Abigaïl
euh…une amie de votre fils



-
A ce que je vois vous êtes plus que des
amis, c’est la première fois que je rencontre une des petites amies de Will,
d’habitude il est très discret voire même cachotier



-
Mamie, tu mets Aby mal à l’aise, nous ne
sommes que de simples amis, ce que tu as cru voir tout à l’heure n’était qu’un simple moment euh… d’égarement.



-
Bien, dit-elle dubitative, si tu le
dis ! Je dirais juste que ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à
faire la grimace. Je descends voir Maly



Sur
ces sages paroles elle descendit. Je ne savais plus où me mettre, je me
sentais ridicule, qu’est-ce qui m’avais
pris de me laisser embrasser comme ca ! Il
fallait que je retrouve un comportement normal, je venais à peine de
rompre avec As ce n’était pas la peine de compliquer les choses avec une
histoire qui ne mènerait surement nulle part.



-
Je suis désolé de ce qui vient de se
passer Aby, je vous promets que cela ne se reproduira plus



-
Ne vous inquiétez pas c’était juste « un moment d’égarement »
répondis-je avec une pointe d’ironie
dans la voix.



-
J’ai oublié de vous dire que tous les
dimanches les membres de la famille se réunissent ici c’est une sorte de
rituel, les autres ne vont pas tarder à arriver la maison sera en ébullition
d’ici quelques heures



Il
n’avait pas tort, ils étaient tous dans le jardin les hommes s’occupaient des
grillades et les femmes du service, Mamie Vi m’avait demandé de m’occuper des
enfants qui semblaient m’adorer. En plus de Malaïka, il y avait les enfants de
la sœur de Salem avec qui j’avais fait connaissance, ceux de son meilleur ami
Malick, et ceux des cousins et cousines dont je n’avais pas retenu le
nom ! Bref on s’amusait bien, peut-être parce que j’étais la seule qui ne
me prenait pas pour une grande qui n’hésitait pas à se rouler dans
l’herbe ! Je ne pensais à rien à part m’amuser avec eux ! Leïla était
là aussi, elle portait une robe bustier bleu cyan, un peu trop habillé pour un
simple après-midi en famille. Lorsque nos regards se croisaient elle avait ce
petit regard arrogant qui semblait dire « ma pauvre fille, tu n’as aucune
chance face à moi ». Elle n’avait pas de souci à se faire.



Après
avoir nettoyé les enfants et les avoir fait manger je me décidais à prendre une
douche pour ne pas faire tâche dans le décor ! J’enfilais un petit short
en jeans et mon t-shirt favori à
l’effigie de superman ! J’avais l’impression d’être un super héro dans ce
t-shirt. Je descendais les escaliers pour rejoindre les autres une fois en bas
je tombais nez à nez avec Leila






-
Ah ! c’est vous ! dit-elle je
cherchais Will



-
Euh ! désolée je ne l’ai pas
vu ! J’allais partir lorsqu’ elle
m’attrapa vigoureusement le bras m’obligeant à me mettre en face d’elle. Son geste me
surprit, elle ne savait vraiment pas à
qui elle avait affaire



-
Ecoute moi bien me dit-elle prenant un
air qu’elle croyait menaçant, je ne sais pas d’où tu sors, mais ici c’est mon
territoire, Salem est à moi, alors tiens toi tranquille sinon je ne réponds
plus de moi ok ?



-
Je ne vous permets pas de me tutoyer de
un, de deux lâchez tout de suite mon
bras, de trois vous n’avez aucune de raison de vous inquiétez je n’ai pas de
vues sur Salem, mais vous ne savez rien de moi, il y a quelques années j’aurais
réduit votre joli minois en bouillie juste pour avoir osé me regarder, alors ne
jouez pas avec mes nerfs.



Elle
parut décontenancée, on ne lui avait pas souvent parlé de la sorte.



-
Si vous croyez me faire peur vous
vous …



-
Vous allez la fermer et m’écouter
attentivement dis-je en la regardant droit dans les yeux. Elle perdait peu à
peu sa belle assurance. D’ici quelques semaines je ne serais plus qu’un
souvenir, en attendant comportons nous en adultes responsables et évitons de
nous faire chier mutuellement.



-
Tout va bien par ici ? demanda une voix derrière nous



-
Oh Will, bébé c’est toi que je cherchais
dit Leïla en me lâchant le bras, elle alla enlacer Salem par la taille. Ce
dernier semblait gêné par cet élan soudain d’affection



-
Euh… et qu’est-ce que tu voulais ?



-
Juste te parler, en privé bien sûr
dit-elle en me regardant avec insistance.



-
J’allais justement rejoindre les autres.
Dis-je en m’éclipsant






La
soirée se déroula sans encombre. Tout le monde semblait joyeux, et profitait du
bonheur de se retrouver en famille. Tout le monde sauf moi, tout cela m’était
étranger. Autant je m’étais amusée comme une folle tout à l’heure avec les
enfants autant à ce moment précis j’avais l’impression d’être une intruse. Je
n’étais pas habituée à tout cela, la famille de mon père avait toujours rejeté
ma mère sous prétexte qu’elle était étrangère et de surcroît catholique. Mon
père par lâcheté, n’avait même pas tenté de nous intégrer, nous n’étions jamais
invitées lors des fêtes, de rassemblements familiaux, je n’avais jamais connu
cela et j’en voulais à mon père chaque jour un peu plus, je lui en voulais de
ne pas avoir su nous aimer comme il se devait, d’avoir poussé ma mère au bord
de la dépression. J’en voulais aussi à ma mère ne pas avoir su se battre pour
moi, sa seule fille, de ne pas avoir lutté pour rester en vie et de s’être
donné la mort devant moi alors que je n’avais que quinze ans…






-
Tu penses à ton mari me demanda
Salem ?



Je
ne m’étais même pas aperçue qu’il était là ! Ce retour dans le passé avait
fait remonter des souvenirs douloureux.



-
Non pourquoi ?



-
Tu enfin vous pleurez



-
Ah oui ! Dis-je étonnée je ne m’en
étais même pas rendu compte, ca va ne t’inquiètes pas je pensais juste à mes
parents !



-
Oh ! je suis désolé



-
Ce n’est rien, ce n’est pas ta faute



-
Tes parents sont décédés c’est ca ?



-
Juste ma mère, mon père est quelque part
à Dakar, depuis qu’il est parti il n’a plus donné signe de vie, ensuite ma mère
et moi nous sommes rentrés en Côte d’ivoire puis je suis revenue mais je n’ai
pas cherché à le revoir, je n’en vois pas l’intérêt



-
Je pense que tu devrais quand même
tenter de le retrouver, de mettre les choses au clair avec lui



-
Je n’ai rien à lui dire, je l’ai haï
profondément pendant quelques années, maintenant je suis juste indifférente,
j’aime mieux penser que je n’ai pas de père que je suis née dans un chou…



-
Tu es vraiment une drôle de fille toi
dit-il en souriant.



-
Je prends ça pour un compliment, tes
invités veulent te dire au revoir on dirait, ne les fait pas attendre.



-
Tu as raison, il commence à se faire
tard je vais les libérer.



La
fin de la soirée se passa calmement, une fois la maison vidée j’aidais Salem et
Malaïka à tout ranger. Nous allâmes nous coucher ensuite chacun dans nos
chambres respectives, mais une fois de plus Maly me rejoint dans ma chambre et
je finis par trouver le sommeil. Mon
réveil sonna à six heures du matin. Je m’extirpais péniblement du lit en
prenant soin de ne pas réveiller la petite. Je pris une douche rapide , un coup
d’œil au miroir me fit comprendre que j’avais une mine affreuse. Il fallait que
je me ressaisisse, j’avais une session de recrutement pour un client important,
même si je pouvais compter sur Anta, il fallait que j’assure, je n’avais pas
sacrifié ma vie sentimentale pour que ma carrière prenne fin également.
J’enfilais un pantalon slim noir, une chemise blanche cintrée et un gilet noir.
Je tentais de masquer ma fatigue avec un léger maquillage discret. Une heure
après mon réveil j’étais fin prête. J’entendis frapper trois coups à ma porte.






-
Salut vous êtes déjà réveillées ?



-
Salut, je croyais qu’on se tutoyait
depuis hier



-
Si, je parle de toi et de Maly je
suppose qu’elle est avec toi puisqu’elle n’est ni dans sa chambre ni dans la
mienne



-
Ah ok ! elle dort encore.



Il
s’approcha du lit, et réveilla doucement la petite fille. Elle ouvrit les yeux
et lui sourit.



-
C’est l’heure ma puce réveille toi



-
Fais moi un calin d’abord papa



-
Si tu promets de ne pas te rendormir



-
Promis papa



Il
l’enlaca et lui caressa doucement les cheveux, ils restèrent ainsi pendant au
moins trois minutes sans rien dire, profitant juste du bonheur d’être ensemble.
Je ressenti un pincement au cœur. J’aurais tellement voulu que mon père soit
aussi attentionné.



-
Maintenant, les bisous dit-elle



-
Alors un bisou sur le front pour papa, dit-il
en joignant le geste à la parole, un bisou sur les yeux pour maman qui nous
regarde de là-haut et un bisou sur la joue pour princesse Maly ! Voilà
maintenant on se lève !



-
Mais il en manque un



-
Ah oui le quel ?



-
Mais celui de tata Aby dit-elle en me
regardant



-
D’accord elle viendra te le faire
elle-même alors



Prise
de court, je n’avais autre choix que de m’exécuter. Je m’approchais doucement et
lui fit une petite bise dans le cou, puisque toutes les autres places étaient
prises ! c’était amusant !



-
Allez maintenant tout le monde se lève,
sinon on sera tous en retard !



-
Moi je vais vous devancer, j’ai une
réunion importante ce matin dis-je



-
Ok ca marche, à ce soir.












J’arrivais à l’agence vers huit
heures. Anta était déjà là



-
Salut ma petite puce ca va ?lui demandais-je



-
C’est plutôt à toi que je devrais poser
la question, t’as vraiment pas l’air bien



-
Ca se voit tant que ça



-
Non, tu caches bien ton jeu, mais tu
peux tromper tout le monde sauf moi



-
Je sais, ma puce, t’as raison je ne sais
vraiment plus où j’en suis, en moins de 24heures tout ce que je prenais pour
acquis s’est effondré autour de moi, tu sais que si Salem n’avait pas été là,
j’aurais pu mourir



-
Ne dis pas ca chérie, ne t’en fais pas
ca va aller !



-
Je sais, j’ai la chance d’avoir une amie
aussi formidable que toi, dommage que tu ais des soucis avec ta maison on
aurait pu vivre ensemble comme du temps de la fac !



-
C’est sur, mais cette foutue inondation
est venue tout gâcher !



-
Une inondation ? Je croyais que c’était le toit de la maison
qui s’était effondrée



Une
lueur de panique apparut dans ses yeux. Anta était de plus en plus bizarre,
elle me cachait surement quelque chose.



-
Euh ! non c’est une inondation euh



-
Ah oui, pourtant c’est bizarre, il n’a
pas plu ces temps ci.



-
Euh…oui, mais c’est dû a euh… un des
tuyaux qui s’est cassé quelque part euh…dans la douche.



Elle
me cachait quelque chose. Je pris ma chaise et je m’installais juste en face
d’elle la fixant, elle détournait son regard. Je trouvais son attitude de plus
en plus étrange et inquiétante, Anta ne me mentait jamais sauf… sauf quand elle
rencontrait quelqu’un et qu’elle ne voulait pas m’en parler. C’était donc ca,
elle avait rencontré quelqu’un, ils devaient surement vivre ensemble, ce qui
expliquait pourquoi elle ne voulait pas que je m’incruste. J’allais lui en
parler quand Bineta notre secrétaire fit son entrée.



-
Excusez-moi de vous déranger, mais les
candidats commencent à arriver



-
D’accord la salle de réunion est elle
prête ?



-
Oui



-
Ok faites les patienter on arrive !



-
Bon je crois qu’il faut qu’on y aille
dit Anta apparemment soulagée par cette interruption



-
Ok , mais on reprendra cette
conversation…

26default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Sam 6 Fév 2010 - 13:44

Tismé


UNIVERSITE
UNIVERSITE
la suite vite vite vite


o
ceux qui te barrent la route évite les

27default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Sam 6 Fév 2010 - 15:01

Dunk


ENQUÊTEUR
ENQUÊTEUR
Mince alors mais pourquoi Anta aurait-elle besoin de cacher ça? con

Bon y'a plus qu'à attendre la suite, j'espère que t'es motivée Laughing


o
Bienvenue sur Sénédiaspora, la dictature des temps modernes! ré ré ré
Sénédiaspora, le bordel du Sénégal, plus particulièrement celui de Babel! ré ré ré
http://www.senediaspora.com

28default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Sam 6 Fév 2010 - 20:12

Doraaaa


JARDIN
JARDIN
la suite viteeeeeeeeeee

29default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Sam 6 Fév 2010 - 22:26

Rubi


EXPERTISE
EXPERTISE
la Anta la hummmmmmmmmm
Leila est une chipie.je deteste c genre de fille
la suite stpppppppppppp


o
RUBI aussi belle que dangereuse...
[b]May JAH bless us

30default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Dim 7 Fév 2010 - 1:47

Akiss


EXPERTISE
EXPERTISE
dsl pour les fautes! je suis pas très inspirée mais vous aurez une suite le weekend prochain.

Partie 4 je crois?




Les
semaines s’étaient écoulées si rapidement, je n’avais pas vu le temps passer.
Je commençais à prendre mes repères chez
Salem, je me sentais de plus en plus chez moi, alors que justement ce n’était
pas chez moi. Je cherchais tant bien que mal, un logement décent et pas trop
cher, j’avais l’impression que les prix n’avaient cessé de monter en flèche
depuis la dernière fois que j’avais tenté de me loger. C’était dur en tout cas.
Mais bon, il fallait que je me trouve un logement, je commençai à trop m’attacher
à cette petite famille qui n’était définitivement pas la mienne.



J’avais
commencé à donner mes cours et ca se passait bien, enfin presque, il y avait un
étudiant qui me donnait du fil à retordre. Il était particulièrement brillant,
mais d’une arrogance ! Je ne sais pas pourquoi mais, il me rappelait
quelqu’un ce petit Ibrahima Diop.



Salem
m’avait conseillé de convoquer ses parents et d’en parler avec eux j’avais
rendez vous avec eux cet après-midi.



Je
ne savais pas pourquoi mais j’étais anxieuse, d’habitude c’était moi ou ma mère
qu’on convoquait et pas le contraire.
Salem m’accompagnait, il devait passer récupérer des dossiers



-
Tu n’as vraiment pas l’air bien



-
Je ne suis pas bien, je ne sais pas
pourquoi j’ai un mauvais pressentiment



-
Tout va bien se passer, tu as juste à
exposer la situation aux parents et vous essayerez de trouver une solution
ensemble, tu verras tout se passera bien dit-il en me caressant la joue.



Je
frissonnais, il avait tendance à ponctuer ses paroles de petits gestes tendres,
à me faire des petites caresses innocentes, mais ces dernières avaient le don
de mettre tous mes sens en alerte. Je ne pouvais pas le nier, j’étais attirée
par lui.



-
Arrêtes de réfléchir, ca va bien se
passer.



-
J’espère.



Une
fois dans la salle des conseils ou je devais accueillir les parents de
Ibrahima, j’étais de plus en plus anxieuse. Je bus une gorgée d’eau pour me
calmer et j’étalais le dossier de Mr Diop sur la table pour me donner une
contenance. Quelqu’un frappa à la porte.



-
Entrez



Ibrahima
entra, suivi d’un homme, surement son père, et d’une jeune fille. Mon regard se
dirigea vers le monsieur, pendant une minute je me crus dans un cauchemar. C’était
lui, le même visage sévère, le même nez, le même regard perçant, la même petite
cicatrice sous l’arcade gauche. C’était mon père, ce salaud était vivant et avait
refais sa vie. Il avait finalement eu ce fils auquel il tenait tant, et pour
lequel il s’était détourné de ma mère et moi. Je ne savais plus quoi faire,
j’étais de plus en plus nerveuse, il ne m’avait surement pas reconnu, comment
le pouvait-il ? La dernière fois qu’il avait posé les yeux sur moi,
j’avais à peine six ans. Je comprenais
pourquoi le visage d’Ibrahima me semblait si familier. C’était le
portrait craché de son père.



-
Pouvons-nous au moins nous asseoir, cela
va faire deux minutes que vous nous dévisagez
comme c’était la mort en personne qui avait frappé à votre porte.



Toujours
aussi tranchant ce Père Diop, à l’époque on l’appelait Pa Allemand dans le
quartier. Il fallait que je me ressaisisse, ne rien laisser transparaître,
rester de marbre.



-
Excusez moi, asseyez vous, c’est juste
que vous ressemblez beaucoup à quelqu’un que je connais ! Bref passons nous ne sommes pas là pour ça.



-
Je ne vous le fait pas dire, mon temps
est précieux donc allez à l’essentiel



C’est
ce que je fis, je lui parlais d’Ibrahima, de son potentiel extraordinaire, de
son intelligence mais également de son comportement qui pouvait lui porter
préjudice. Il prenait des notes, évidemment c’était son fils adoré, son
héritier tout lui importait, la stupeur qu’avait engendré cette rencontre
incongrue se muait peu à peu en rage. Il m’assura avoir pris note de mes recommandations
et mit ainsi fin à ma torture en prenant congé. Il s’en alla suivit de son
fils, je n’avais pas remarqué que la jeune fille de toute à l’heure était restée
dans la salle.



-
Madame Tall, vous ne m’avez pas reconnu,
je suis Khady, la secrétaire de votre mari Assane, Ibrahima est mon petit frère,
me dit-elle en souriant



Je
manquais de m’étouffer avec mon eau, la
maîtresse d’Assane était en fait ma demie -sœur !!!!



Je
levais les yeux au Ciel, mais qu’avais-je donc fait pour mériter cela. Cette
histoire devenait carrément sordide



-
Et alors ? répondis-je sèchement



-
Euh…je voulais juste vous dire que
j’étais désolée de ce qui se passait entre vous et votre mari, apparemment vous
êtes en pleine séparation



-
Arrêtez votre numéro stupide criais-je
vous couchez avec mon mari depuis des mois et vous osez me dire que vous êtes
désolée.



Elle
parut choquée par mes propos,



-
Mais,
ce n’est pas vrai je suis mariée, je ne couche pas avec votre mari



-
Ah oui ! Pourtant lui m’a assuré le
contraire



-
Je vous le jure, sur tout ce que j’ai de
plus cher, je n’ai jamais couché avec votre mari, je n’ai que des relations
d’ordre professionnel avec lui



-
Et qu’est-ce qui peux me prouver
cela ?



-
Tenez voilà une photo de mon mari et moi, dit-elle, je
vous donne la carte de mon mari, appelez le, vous verrez ! et puis vous pensez
vraiment que si je couchais avec votre mari je me serais présenté à vous comme
ça tout sourire, j’aurais plutôt profité du fait que vous ne m’ayez pas reconnu
pour m’éclipser non ?






Elle
n’avait pas tort ! Assane avait donc mentit ! Mais pourquoi ? De
toute façon cela n’avait plus d’importance. Les papiers du divorces étaient prêts
j’avais rendez vous avec lui pour les signer ce weekend. J’étais encore entrain
de réfléchir lorsque la porte s’ouvrit brutalement.



-
Khady , ton frère et moi nous
t’attendons depuis plus de dix minutes, quelles sont ces manières !!?



-
Désolée papa allons-y, au revoir madame
Tall



-
Au revoir articulais-je perdue dans mes
pensées.






Lorsque
la porte se referma, je m’effondrais littéralement sur ma chaise, c’était trop,
je ne pouvais pas en supporter plus, il fallait que je sorte. J’allais sortir
mais je me heurtais à la poitrine de quelqu’un, celle de mon père. Il me
dévisagea un long moment






-
Saadiya ? c’est toi ?






Il
avait donc finit par me reconnaître. Il
était le seul à m’appeler comme ca ! Abigaïl ca faisait trop chrétien, il
ne supportait pas ce prénom.



-
Ah ! tu t’es finalement rappelé de
moi



-
Je ne t’ai jamais oublié Saadiya



-
Mensonges, mensonges et mensonges



-
C’est pourtant vrai, j’ai pourtant
souvent pensé à toi et à ta maman Maria…



-
Je t’interdis de prononcer son nom tu
m’entends, ne salis pas sa mémoire en osant prétendre que tu as pensé à elle



-
Sa mémoire ? tu veux dire qu’elle
est…



-
Oui, Monsieur Diop, elle est six pieds
sous terre, elle s’est suicidée, ne pouvant supporter la douleur qui la
ravageait un peu plus chaque jour



-
Je suis tellement désolé, si tu savais…



-
TAIS-TOI !! criais-je de toutes mes
forces, je ne veux pas entendre tes excuses à la con tu m’entends, tais-toi !
tais toi tais toi dis-je en martelant mes poings sur sa poitrine. Je n’arrivais plus à me contenir, je criais, je
hurlais j’étais hystérique. Ma vue était brouillée par mes larmes, mes sens ne
répondaient plus, c’était comme si mon cerveau était déconnecté du reste de mon
corps. Je sentais une nouvelle crise pointer, mais je n’arrivais pas à me
calmer, ou peut-être n’avais-je pas envie ?! Peut-être avais-je envie de mourir
là devant lui, juste pour me venger, lui faire subir ce que j’avais subi, toute
la douleur au moment où j’avais vu ma mère partir. J’eus à peine le temps de
voir Salem arriver en trombe, puis plus rien…



o
"Pourtant les instrus bandent quand je chante, je donne aux glandeurs la folie des grandeurs..."

31default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Dim 7 Fév 2010 - 1:52

Grand Con MALADE


LYCEE
LYCEE
Akiss a écrit:¨PARTIE 4 en fin je crois
Spoiler:



Nos regards se croisèrent, j’étais comme
hypnotisée par son regard empreint de compassion à mon égard, nos têtes se
rapprochaient dangereusement, et nos lèvres s’unirent inévitablement en un
baiser tendre et sensuel à la fois. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, je
venais à peine de mettre fin à mon histoire d’amour avec As et j’embrassais un
homme que j’avais rencontré la veille. Tout cela allait trop vite, il fallait
que je fasse quelque chose pour tout arrêter, mais c’était si bon…






-
Hum hum ! Excusez moi de vous
déranger



Je
sursautais morte de honte, sur le seuil de la porte se tenait une belle vielle dame qui nous
observait l’air amusé.



-
Mamie Vi je ne savais pas que tu étais
là dit Salem,



-
Hum je vois que tu es bien occupé avec
cette jolie demoiselle



-
Euh… oui…Euh en fait…



-
Tu as perdu ta langue mon chéri !
Mademoiselle je me présente je m’appelle Viviane mais tout le monde
m’appelle Mamie Vi. Je suis la
grand-mère de ce jeune homme.



-
Enchantée Mamie Vi, je suis Abigaïl
euh…une amie de votre fils



-
A ce que je vois vous êtes plus que des
amis, c’est la première fois que je rencontre une des petites amies de Will,
d’habitude il est très discret voire même cachotier



-
Mamie, tu mets Aby mal à l’aise, nous ne
sommes que de simples amis, ce que tu as cru voir tout à l’heure n’était qu’un simple moment euh… d’égarement.



-
Bien, dit-elle dubitative, si tu le
dis ! Je dirais juste que ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à
faire la grimace. Je descends voir Maly



Sur
ces sages paroles elle descendit. Je ne savais plus où me mettre, je me
sentais ridicule, qu’est-ce qui m’avais
pris de me laisser embrasser comme ca ! Il
fallait que je retrouve un comportement normal, je venais à peine de
rompre avec As ce n’était pas la peine de compliquer les choses avec une
histoire qui ne mènerait surement nulle part.



-
Je suis désolé de ce qui vient de se
passer Aby, je vous promets que cela ne se reproduira plus



-
Ne vous inquiétez pas c’était juste « un moment d’égarement »
répondis-je avec une pointe d’ironie
dans la voix.



-
J’ai oublié de vous dire que tous les
dimanches les membres de la famille se réunissent ici c’est une sorte de
rituel, les autres ne vont pas tarder à arriver la maison sera en ébullition
d’ici quelques heures



Il
n’avait pas tort, ils étaient tous dans le jardin les hommes s’occupaient des
grillades et les femmes du service, Mamie Vi m’avait demandé de m’occuper des
enfants qui semblaient m’adorer. En plus de Malaïka, il y avait les enfants de
la sœur de Salem avec qui j’avais fait connaissance, ceux de son meilleur ami
Malick, et ceux des cousins et cousines dont je n’avais pas retenu le
nom ! Bref on s’amusait bien, peut-être parce que j’étais la seule qui ne
me prenait pas pour une grande qui n’hésitait pas à se rouler dans
l’herbe ! Je ne pensais à rien à part m’amuser avec eux ! Leïla était
là aussi, elle portait une robe bustier bleu cyan, un peu trop habillé pour un
simple après-midi en famille. Lorsque nos regards se croisaient elle avait ce
petit regard arrogant qui semblait dire « ma pauvre fille, tu n’as aucune
chance face à moi ». Elle n’avait pas de souci à se faire.



Après
avoir nettoyé les enfants et les avoir fait manger je me décidais à prendre une
douche pour ne pas faire tâche dans le décor ! J’enfilais un petit short
en jeans et mon t-shirt favori à
l’effigie de superman ! J’avais l’impression d’être un super héro dans ce
t-shirt. Je descendais les escaliers pour rejoindre les autres une fois en bas
je tombais nez à nez avec Leila






-
Ah ! c’est vous ! dit-elle je
cherchais Will



-
Euh ! désolée je ne l’ai pas
vu ! J’allais partir lorsqu’ elle
m’attrapa vigoureusement le bras m’obligeant à me mettre en face d’elle. Son geste me
surprit, elle ne savait vraiment pas à
qui elle avait affaire



-
Ecoute moi bien me dit-elle prenant un
air qu’elle croyait menaçant, je ne sais pas d’où tu sors, mais ici c’est mon
territoire, Salem est à moi, alors tiens toi tranquille sinon je ne réponds
plus de moi ok ?



-
Je ne vous permets pas de me tutoyer de
un, de deux lâchez tout de suite mon
bras, de trois vous n’avez aucune de raison de vous inquiétez je n’ai pas de
vues sur Salem, mais vous ne savez rien de moi, il y a quelques années j’aurais
réduit votre joli minois en bouillie juste pour avoir osé me regarder, alors ne
jouez pas avec mes nerfs.



Elle
parut décontenancée, on ne lui avait pas souvent parlé de la sorte.



-
Si vous croyez me faire peur vous
vous …



-
Vous allez la fermer et m’écouter
attentivement dis-je en la regardant droit dans les yeux. Elle perdait peu à
peu sa belle assurance. D’ici quelques semaines je ne serais plus qu’un
souvenir, en attendant comportons nous en adultes responsables et évitons de
nous faire chier mutuellement.



-
Tout va bien par ici ? demanda une voix derrière nous



-
Oh Will, bébé c’est toi que je cherchais
dit Leïla en me lâchant le bras, elle alla enlacer Salem par la taille. Ce
dernier semblait gêné par cet élan soudain d’affection



-
Euh… et qu’est-ce que tu voulais ?



-
Juste te parler, en privé bien sûr
dit-elle en me regardant avec insistance.



-
J’allais justement rejoindre les autres.
Dis-je en m’éclipsant






La
soirée se déroula sans encombre. Tout le monde semblait joyeux, et profitait du
bonheur de se retrouver en famille. Tout le monde sauf moi, tout cela m’était
étranger. Autant je m’étais amusée comme une folle tout à l’heure avec les
enfants autant à ce moment précis j’avais l’impression d’être une intruse. Je
n’étais pas habituée à tout cela, la famille de mon père avait toujours rejeté
ma mère sous prétexte qu’elle était étrangère et de surcroît catholique. Mon
père par lâcheté, n’avait même pas tenté de nous intégrer, nous n’étions jamais
invitées lors des fêtes, de rassemblements familiaux, je n’avais jamais connu
cela et j’en voulais à mon père chaque jour un peu plus, je lui en voulais de
ne pas avoir su nous aimer comme il se devait, d’avoir poussé ma mère au bord
de la dépression. J’en voulais aussi à ma mère ne pas avoir su se battre pour
moi, sa seule fille, de ne pas avoir lutté pour rester en vie et de s’être
donné la mort devant moi alors que je n’avais que quinze ans…






-
Tu penses à ton mari me demanda
Salem ?



Je
ne m’étais même pas aperçue qu’il était là ! Ce retour dans le passé avait
fait remonter des souvenirs douloureux.



-
Non pourquoi ?



-
Tu enfin vous pleurez



-
Ah oui ! Dis-je étonnée je ne m’en
étais même pas rendu compte, ca va ne t’inquiètes pas je pensais juste à mes
parents !



-
Oh ! je suis désolé



-
Ce n’est rien, ce n’est pas ta faute



-
Tes parents sont décédés c’est ca ?



-
Juste ma mère, mon père est quelque part
à Dakar, depuis qu’il est parti il n’a plus donné signe de vie, ensuite ma mère
et moi nous sommes rentrés en Côte d’ivoire puis je suis revenue mais je n’ai
pas cherché à le revoir, je n’en vois pas l’intérêt



-
Je pense que tu devrais quand même
tenter de le retrouver, de mettre les choses au clair avec lui



-
Je n’ai rien à lui dire, je l’ai haï
profondément pendant quelques années, maintenant je suis juste indifférente,
j’aime mieux penser que je n’ai pas de père que je suis née dans un chou…



-
Tu es vraiment une drôle de fille toi
dit-il en souriant.



-
Je prends ça pour un compliment, tes
invités veulent te dire au revoir on dirait, ne les fait pas attendre.



-
Tu as raison, il commence à se faire
tard je vais les libérer.



La
fin de la soirée se passa calmement, une fois la maison vidée j’aidais Salem et
Malaïka à tout ranger. Nous allâmes nous coucher ensuite chacun dans nos
chambres respectives, mais une fois de plus Maly me rejoint dans ma chambre et
je finis par trouver le sommeil. Mon
réveil sonna à six heures du matin. Je m’extirpais péniblement du lit en
prenant soin de ne pas réveiller la petite. Je pris une douche rapide , un coup
d’œil au miroir me fit comprendre que j’avais une mine affreuse. Il fallait que
je me ressaisisse, j’avais une session de recrutement pour un client important,
même si je pouvais compter sur Anta, il fallait que j’assure, je n’avais pas
sacrifié ma vie sentimentale pour que ma carrière prenne fin également.
J’enfilais un pantalon slim noir, une chemise blanche cintrée et un gilet noir.
Je tentais de masquer ma fatigue avec un léger maquillage discret. Une heure
après mon réveil j’étais fin prête. J’entendis frapper trois coups à ma porte.






-
Salut vous êtes déjà réveillées ?



-
Salut, je croyais qu’on se tutoyait
depuis hier



-
Si, je parle de toi et de Maly je
suppose qu’elle est avec toi puisqu’elle n’est ni dans sa chambre ni dans la
mienne



-
Ah ok ! elle dort encore.



Il
s’approcha du lit, et réveilla doucement la petite fille. Elle ouvrit les yeux
et lui sourit.



-
C’est l’heure ma puce réveille toi



-
Fais moi un calin d’abord papa



-
Si tu promets de ne pas te rendormir



-
Promis papa



Il
l’enlaca et lui caressa doucement les cheveux, ils restèrent ainsi pendant au
moins trois minutes sans rien dire, profitant juste du bonheur d’être ensemble.
Je ressenti un pincement au cœur. J’aurais tellement voulu que mon père soit
aussi attentionné.



-
Maintenant, les bisous dit-elle



-
Alors un bisou sur le front pour papa, dit-il
en joignant le geste à la parole, un bisou sur les yeux pour maman qui nous
regarde de là-haut et un bisou sur la joue pour princesse Maly ! Voilà
maintenant on se lève !



-
Mais il en manque un



-
Ah oui le quel ?



-
Mais celui de tata Aby dit-elle en me
regardant



-
D’accord elle viendra te le faire
elle-même alors



Prise
de court, je n’avais autre choix que de m’exécuter. Je m’approchais doucement et
lui fit une petite bise dans le cou, puisque toutes les autres places étaient
prises ! c’était amusant !



-
Allez maintenant tout le monde se lève,
sinon on sera tous en retard !



-
Moi je vais vous devancer, j’ai une
réunion importante ce matin dis-je



-
Ok ca marche, à ce soir.












J’arrivais à l’agence vers huit
heures. Anta était déjà là



-
Salut ma petite puce ca va ?lui demandais-je



-
C’est plutôt à toi que je devrais poser
la question, t’as vraiment pas l’air bien



-
Ca se voit tant que ça



-
Non, tu caches bien ton jeu, mais tu
peux tromper tout le monde sauf moi



-
Je sais, ma puce, t’as raison je ne sais
vraiment plus où j’en suis, en moins de 24heures tout ce que je prenais pour
acquis s’est effondré autour de moi, tu sais que si Salem n’avait pas été là,
j’aurais pu mourir



-
Ne dis pas ca chérie, ne t’en fais pas
ca va aller !



-
Je sais, j’ai la chance d’avoir une amie
aussi formidable que toi, dommage que tu ais des soucis avec ta maison on
aurait pu vivre ensemble comme du temps de la fac !



-
C’est sur, mais cette foutue inondation
est venue tout gâcher !



-
Une inondation ? Je croyais que c’était le toit de la maison
qui s’était effondrée



Une
lueur de panique apparut dans ses yeux. Anta était de plus en plus bizarre,
elle me cachait surement quelque chose.



-
Euh ! non c’est une inondation euh



-
Ah oui, pourtant c’est bizarre, il n’a
pas plu ces temps ci.



-
Euh…oui, mais c’est dû a euh… un des
tuyaux qui s’est cassé quelque part euh…dans la douche.



Elle
me cachait quelque chose. Je pris ma chaise et je m’installais juste en face
d’elle la fixant, elle détournait son regard. Je trouvais son attitude de plus
en plus étrange et inquiétante, Anta ne me mentait jamais sauf… sauf quand elle
rencontrait quelqu’un et qu’elle ne voulait pas m’en parler. C’était donc ca,
elle avait rencontré quelqu’un, ils devaient surement vivre ensemble, ce qui
expliquait pourquoi elle ne voulait pas que je m’incruste. J’allais lui en
parler quand Bineta notre secrétaire fit son entrée.



-
Excusez-moi de vous déranger, mais les
candidats commencent à arriver



-
D’accord la salle de réunion est elle
prête ?



-
Oui



-
Ok faites les patienter on arrive !



-
Bon je crois qu’il faut qu’on y aille
dit Anta apparemment soulagée par cette interruption



-
Ok , mais on reprendra cette
conversation…


Akiss a écrit:dsl pour les fautes! je suis pas très inspirée mais vous aurez une suite le weekend prochain.

Partie 4 je crois?



Spoiler:

Les
semaines s’étaient écoulées si rapidement, je n’avais pas vu le temps passer.
Je commençais à prendre mes repères chez
Salem, je me sentais de plus en plus chez moi, alors que justement ce n’était
pas chez moi. Je cherchais tant bien que mal, un logement décent et pas trop
cher, j’avais l’impression que les prix n’avaient cessé de monter en flèche
depuis la dernière fois que j’avais tenté de me loger. C’était dur en tout cas.
Mais bon, il fallait que je me trouve un logement, je commençai à trop m’attacher
à cette petite famille qui n’était définitivement pas la mienne.



J’avais
commencé à donner mes cours et ca se passait bien, enfin presque, il y avait un
étudiant qui me donnait du fil à retordre. Il était particulièrement brillant,
mais d’une arrogance ! Je ne sais pas pourquoi mais, il me rappelait
quelqu’un ce petit Ibrahima Diop.



Salem
m’avait conseillé de convoquer ses parents et d’en parler avec eux j’avais
rendez vous avec eux cet après-midi.



Je
ne savais pas pourquoi mais j’étais anxieuse, d’habitude c’était moi ou ma mère
qu’on convoquait et pas le contraire.
Salem m’accompagnait, il devait passer récupérer des dossiers



-
Tu n’as vraiment pas l’air bien



-
Je ne suis pas bien, je ne sais pas
pourquoi j’ai un mauvais pressentiment



-
Tout va bien se passer, tu as juste à
exposer la situation aux parents et vous essayerez de trouver une solution
ensemble, tu verras tout se passera bien dit-il en me caressant la joue.



Je
frissonnais, il avait tendance à ponctuer ses paroles de petits gestes tendres,
à me faire des petites caresses innocentes, mais ces dernières avaient le don
de mettre tous mes sens en alerte. Je ne pouvais pas le nier, j’étais attirée
par lui.



-
Arrêtes de réfléchir, ca va bien se
passer.



-
J’espère.



Une
fois dans la salle des conseils ou je devais accueillir les parents de
Ibrahima, j’étais de plus en plus anxieuse. Je bus une gorgée d’eau pour me
calmer et j’étalais le dossier de Mr Diop sur la table pour me donner une
contenance. Quelqu’un frappa à la porte.



-
Entrez



Ibrahima
entra, suivi d’un homme, surement son père, et d’une jeune fille. Mon regard se
dirigea vers le monsieur, pendant une minute je me crus dans un cauchemar. C’était
lui, le même visage sévère, le même nez, le même regard perçant, la même petite
cicatrice sous l’arcade gauche. C’était mon père, ce salaud était vivant et avait
refais sa vie. Il avait finalement eu ce fils auquel il tenait tant, et pour
lequel il s’était détourné de ma mère et moi. Je ne savais plus quoi faire,
j’étais de plus en plus nerveuse, il ne m’avait surement pas reconnu, comment
le pouvait-il ? La dernière fois qu’il avait posé les yeux sur moi,
j’avais à peine six ans. Je comprenais
pourquoi le visage d’Ibrahima me semblait si familier. C’était le
portrait craché de son père.



-
Pouvons-nous au moins nous asseoir, cela
va faire deux minutes que vous nous dévisagez
comme c’était la mort en personne qui avait frappé à votre porte.



Toujours
aussi tranchant ce Père Diop, à l’époque on l’appelait Pa Allemand dans le
quartier. Il fallait que je me ressaisisse, ne rien laisser transparaître,
rester de marbre.



-
Excusez moi, asseyez vous, c’est juste
que vous ressemblez beaucoup à quelqu’un que je connais ! Bref passons nous ne sommes pas là pour ça.



-
Je ne vous le fait pas dire, mon temps
est précieux donc allez à l’essentiel



C’est
ce que je fis, je lui parlais d’Ibrahima, de son potentiel extraordinaire, de
son intelligence mais également de son comportement qui pouvait lui porter
préjudice. Il prenait des notes, évidemment c’était son fils adoré, son
héritier tout lui importait, la stupeur qu’avait engendré cette rencontre
incongrue se muait peu à peu en rage. Il m’assura avoir pris note de mes recommandations
et mit ainsi fin à ma torture en prenant congé. Il s’en alla suivit de son
fils, je n’avais pas remarqué que la jeune fille de toute à l’heure était restée
dans la salle.



-
Madame Tall, vous ne m’avez pas reconnu,
je suis Khady, la secrétaire de votre mari Assane, Ibrahima est mon petit frère,
me dit-elle en souriant



Je
manquais de m’étouffer avec mon eau, la
maîtresse d’Assane était en fait ma demie -sœur !!!!



Je
levais les yeux au Ciel, mais qu’avais-je donc fait pour mériter cela. Cette
histoire devenait carrément sordide



-
Et alors ? répondis-je sèchement



-
Euh…je voulais juste vous dire que
j’étais désolée de ce qui se passait entre vous et votre mari, apparemment vous
êtes en pleine séparation



-
Arrêtez votre numéro stupide criais-je
vous couchez avec mon mari depuis des mois et vous osez me dire que vous êtes
désolée.



Elle
parut choquée par mes propos,



-
Mais,
ce n’est pas vrai je suis mariée, je ne couche pas avec votre mari



-
Ah oui ! Pourtant lui m’a assuré le
contraire



-
Je vous le jure, sur tout ce que j’ai de
plus cher, je n’ai jamais couché avec votre mari, je n’ai que des relations
d’ordre professionnel avec lui



-
Et qu’est-ce qui peux me prouver
cela ?



-
Tenez voilà une photo de mon mari et moi, dit-elle, je
vous donne la carte de mon mari, appelez le, vous verrez ! et puis vous pensez
vraiment que si je couchais avec votre mari je me serais présenté à vous comme
ça tout sourire, j’aurais plutôt profité du fait que vous ne m’ayez pas reconnu
pour m’éclipser non ?






Elle
n’avait pas tort ! Assane avait donc mentit ! Mais pourquoi ? De
toute façon cela n’avait plus d’importance. Les papiers du divorces étaient prêts
j’avais rendez vous avec lui pour les signer ce weekend. J’étais encore entrain
de réfléchir lorsque la porte s’ouvrit brutalement.



-
Khady , ton frère et moi nous
t’attendons depuis plus de dix minutes, quelles sont ces manières !!?



-
Désolée papa allons-y, au revoir madame
Tall



-
Au revoir articulais-je perdue dans mes
pensées.






Lorsque
la porte se referma, je m’effondrais littéralement sur ma chaise, c’était trop,
je ne pouvais pas en supporter plus, il fallait que je sorte. J’allais sortir
mais je me heurtais à la poitrine de quelqu’un, celle de mon père. Il me
dévisagea un long moment






-
Saadiya ? c’est toi ?






Il
avait donc finit par me reconnaître. Il
était le seul à m’appeler comme ca ! Abigaïl ca faisait trop chrétien, il
ne supportait pas ce prénom.



-
Ah ! tu t’es finalement rappelé de
moi



-
Je ne t’ai jamais oublié Saadiya



-
Mensonges, mensonges et mensonges



-
C’est pourtant vrai, j’ai pourtant
souvent pensé à toi et à ta maman Maria…



-
Je t’interdis de prononcer son nom tu
m’entends, ne salis pas sa mémoire en osant prétendre que tu as pensé à elle



-
Sa mémoire ? tu veux dire qu’elle
est…



-
Oui, Monsieur Diop, elle est six pieds
sous terre, elle s’est suicidée, ne pouvant supporter la douleur qui la
ravageait un peu plus chaque jour



-
Je suis tellement désolé, si tu savais…



-
TAIS-TOI !! criais-je de toutes mes
forces, je ne veux pas entendre tes excuses à la con tu m’entends, tais-toi !
tais toi tais toi dis-je en martelant mes poings sur sa poitrine. Je n’arrivais plus à me contenir, je criais, je
hurlais j’étais hystérique. Ma vue était brouillée par mes larmes, mes sens ne
répondaient plus, c’était comme si mon cerveau était déconnecté du reste de mon
corps. Je sentais une nouvelle crise pointer, mais je n’arrivais pas à me
calmer, ou peut-être n’avais-je pas envie ?! Peut-être avais-je envie de mourir
là devant lui, juste pour me venger, lui faire subir ce que j’avais subi, toute
la douleur au moment où j’avais vu ma mère partir. J’eus à peine le temps de
voir Salem arriver en trombe, puis plus rien…


Oui, ma foi, tu ne dois pas être très inspirée je confirme ré !
Bonne continuation... Ca m'a l'air passionnant et les quelques commentaires l'approuvent bien  respect !

http://www.senediaspora.com

32default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Dim 7 Fév 2010 - 10:22

Rubi


EXPERTISE
EXPERTISE
wooyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy bindal dessit bi....mangui dehhhhhhhhhhhhhhhhhh je peux pas attendre jusko week end prochain moi


o
RUBI aussi belle que dangereuse...
[b]May JAH bless us

33default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Dim 7 Fév 2010 - 10:50

Doraaaa


JARDIN
JARDIN
akiss rubi a raison le week prochain c tro loin continue stpppppppp

34default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Dim 7 Fév 2010 - 11:03

Grand Con MALADE


LYCEE
LYCEE
Alors pourquoi pas lancer carrément une pétition puisqu'on y est déjà? ré !

http://www.senediaspora.com

35default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Dim 7 Fév 2010 - 16:47

Akiss


EXPERTISE
EXPERTISE
hé yene ayé pitié! dama ame ay partiels motax mais je ferai de mon mieux!!!


o
"Pourtant les instrus bandent quand je chante, je donne aux glandeurs la folie des grandeurs..."

36default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Dim 7 Fév 2010 - 21:00

FashionClean


INSPECTION
INSPECTION
eywaaay akiss depuis sank magui liirreeee guirr yallah rek bindal suite bii eywaay diapalema siltapléé


o
Le coeur a ses raisons que la raison ignore!!!

37default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Lun 8 Fév 2010 - 0:45

Akiss


EXPERTISE
EXPERTISE
wa j'a fini sax!lakalénguene torop
kharal ma gneuw posté ko


o
"Pourtant les instrus bandent quand je chante, je donne aux glandeurs la folie des grandeurs..."

38default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Lun 8 Fév 2010 - 0:49

Akiss


EXPERTISE
EXPERTISE
partie 5 wala 6 je c pas




Lorsque
j’ouvris les yeux je vis une paire
d’yeux anxieux me scruter. J’étais dans ma chambre, j’avais tellement mal à la
tête. Des images déliaient dans ma tête, Khady, mon père, avais-je rêvé ?
Je tentais vainement de me lever, j’étais trop faible



-
Doucement, repose toi me dit Salem



-
Arrêtes de me regarder comme ca, je vais
bien, enfin je crois ! Qu’est-ce qui s’est passé ?



-
Tu à fais une autre crise à l’école, tu
t’es évanouie, j’ai appelé un médecin qui t’a ausculté, tu as des médicaments à
prendre et tu dois te reposer



-
Ce n’est pas le moment, j’ai tellement
de boulot à l’agence…



-
Ah non ! tu dois te reposer, et je
pense que tu devrais aussi consulter un médecin, tu as souvent des
crises ? comment ca à commencé ?



-
Ce ne sont que des
crises d’angoisses, elles n’arrivent que quand je subi un grand stress, ça a commencé quand je vivais dans la rue…



Je
ne pus m’empêcher de sourire quand je vis son air ahuri.



-
Tu…tu as vécu dans la rue ?



-
Oui, mais arrêtes de me regarder comme
ca, je n’en suis pas morte



-
Non, je sais mais comment s’est
arrivé ?



-
Un concours de circonstances, on va
dire, quand j’ai perdu ma mère, j’étais seule au monde ou presque, je me suis
retrouvée dans un quartier pourri d’Abidjan, chez un oncle que je ne
connaissais pas, sa maison ressemblait à un poulailler, bref il n’y avait
aucune limite, aucune organisation, tout le monde entrait et sortait comme il
voulait, je n’avais aucune perspective d’avenir. Je venais certes d’avoir mon bac, mais
personne dans la famille ne pouvait, ni ne voulait assumer, les dépenses de ma
formation. Et comme le proverbe le dit l’oisiveté est la mère de tous les
vices, j’ai rencontré des mauvaises personnes aux mauvais endroits, j’ai
commencé à trainer avec ces personnes, j’ai fait des choses dont je ne suis pas
fière, je me suis perdue dans l’alcool
et la drogue, c’était très dur, mais formateur…



-
Waouh ! tu as eu une vie très dure ma
petite Aby, dit-il en me caressant la joue à te voir si frêle si sensible, on
ne peut pas imaginer que tu as une telle force en toi, revoir ton père à du
être…



-
S’il te plaît ne me parle pas de lui, ne
parle pas de ça, c’est trop sordide, figure toi la secrétaire et maîtresse de mon mari, enfin
mon ex-mari, est en fait ma demie sœur !



-
Non, c’est une blague



-
J’ai l’air de rigoler ? non, mais
ce qui est bizarre c’est qu’elle dit être mariée, elle m’a montré une photo, et
m’a donné la carte de son mari



-
Peut-être que ce n’est pas sa maîtresse,
réfléchis vous étiez dans un restaurant, peut-être qu’il ne voulait pas te dire
réellement qui c’était à ce moment précis



-
Mais c’est idiot pourquoi ?



-
Je ne sais pas tu devrais en discuter
avec lui



-
Hum ! tout cela devient de plus en
plus bizarre



-
Essaies de te reposer, au lieu de
cogiter, tu as besoin de reprendre des forces, si tu as besoin de quelque chose tu m’appelles



Il
m’embrassa tendrement sur le front, et me laissa seule, je m’endormais déjà…









Plusieurs
semaines s’étaient écoulées depuis la rencontre avec mon géniteur, oui je
l’appelais comme cela depuis, dire ou penser au mot « père » en
faisant référence à lui m’était
insupportable. J’avais repris des forces, tout allait bien, tout sauf Anta, je
la sentais ailleurs, presque distante, il fallait que je fasse quelque chose,
c’était ma meilleure amie depuis trop longtemps pour que je laisse la situation
se dégrader autant. On était dimanche et comme d’habitude la maison était
remplie, tout le monde était là même Leila, elle suivait Salem comme un petit
chien réclamant son os. Sa présence m’irritait, j’avais envie de lui mettre des
baffes, était-ce de la jalousie ? Oh mon Dieu non ? Tout sauf
cela ! Je ne pouvais pas me permettre de retomber amoureuse, de voir une
autre relation partir en lambeaux. Mais en même temps, j’étais très attirée par
Salem, il incarnait la perfection au masculin, beau, attentionné, doux, un père
formidable, il était parfait ! Non la perfection ca n’existe pas, il avait
une fâcheuse tendance à vouloir tout contrôler, comme moi…



-
Encore perdue dans tes pensées dit,
Salem en me rejoignant au bord de la piscine



-
Oui, comme tu vois



-
Tu es en maillot de bain et tu ne t’es
pas baignée depuis



-
Non, je préfère bronzer, répondis-je en
riant



Il
devint soudain silencieux, me regardant avec insistance, je baissais les yeux,
sa façon de me regarder me mettait mal à l’aise, j’avais l’impression que son
regard brulait ma peau



-
Quoi ? pourquoi me regardes-tu
ainsi ? c’est le truc que j’ai dit sur le bronzage, je rigolais



-
Non, je me demandais si tu pouvais poser
pour moi, j’ai envie de faire un portrait de toi



-
Vraiment ? mais je croyais que tu ne
peignais plus depuis que…



-
Oui mais, j’ai envie de le faire, s’il te plaît ne refuse pas



-
Je… je ne sais pas, je suis tellement
quelconque, je ne sais pas si je serais à la hauteur



-
Ne dis pas ça. Tu es magnifique, s’il te
plaît accepte et puis tu pourras voir ma pièce secrète



La
curiosité était malheureusement l’un de
mes plus grands défauts, Maly m’avait parlé de cette pièce et j’avais vraiment
envie de la voir.



-
Bon, c’est d’accord.



Je
le suivais, à l’intérieur de la maison, derrière la salle à manger il y avait
une sorte de trappe donnant sur un
escalier, je descendais avec lui pour voir la fameuse pièce secrète, tout était
sombre. Salem alluma la lumière, la pièce était bien éclairée, elle ressemblait
à un petit salon, un canapé en cuir trônait au milieu sur un tapis blanc, les
murs étaient blancs ce qui avait pour effet d’agrandir la pièce sur le coté il y avait un paravent surement
pour pouvoir se changer, , sur le coté, des tableaux étaient posés de dos
contre le mur, je brulais d’envie de les voir, il y avait également un petit
frigo et une chaîne hifi, avec une
collection de cd et un placard, mon regard revint au paravent, je me souvins
que je portais qu’un maillot de bain deux pièces et un paréo noirs.



-
Euh, il faudrait peut-être que je mette
une autre tenue



-
En fait j’aurais voulu faire un nu…



Je
restais un instant bouche bée, il éclata de rire



-
Ah lala, Aby calme toi, c’était pour
rire, en fait, je voulais que tu portes une de mes chemises



-
Espèce de salaud dis-je en tapant sur
son bras, Mais, il y a un hic aura l’air d’une robe sur moi



-
Je sais, c’est justement l’effet
recherché, je ne sais pas pourquoi mais j’ai toujours trouvé ca sexy une femme
dans une chemise d’homme trop grande,



-
Euh, tu as une drôle façon de voir les
choses toi



-
Je sais fais moi confiance, tiens la
chemise tu peux te changer derrière le paravent



-
Oh ce n’est pas la peine, dis-je en
enfilant la chemise.



Elle
m’arrivait aux genoux, je retroussais les manches et j’ôtais mon paréo. Il
m’installa sur le canapé, j’étais assise en biais, une jambe sur le canapé
l’autre sur le tapis, mon visage tourné vers la gauche contre mon épaule en
face de Salem. Il s’installa devant sa toile avec son matériel, me regarda.



-
Dis Aby, je n’ai aucune idée derrière la
tête mais, est-ce que tu pourrais retirer le haut de ton maillot, s’il te plaît ?
Ca ce se voit et ca fait trop bizarre
avec la chemise, ce n’est pas très beau



-
Euh …



-
Fais- moi confiance Aby



-
D’accord



Je
passais derrière le paravent afin de
retirer le haut de mon deux pièces, j’étais de plus en plus stressée, je
n’aurais jamais dû accepter. En revenant sur le canapé, j’étais tendue,
crispée. Il le sentit immédiatement, il se leva et me rejoignit sur le canapé.



-
Détends-toi Aby, je ne vais pas te
manger, dit-il en me massant les épaules, c’était apaisant. Si tu es crispée je
ne pourrais pas avoir un bon résultat



-
Je sais mais, c’est lus fort que moi
c’est la première fois que je fais un truc comme ca



-
Chut ! ca va bien se passer, il
faut juste que tu te détendes, attends je vais mettre un peu de musique.



Avec
une télécommande, il mit en marche la chaîne hifi. La voix chaude et grave de
Jaheim emplit la pièce. J’adorais la voix de ce chanteur, elle avait le don de
me détendre. Je souriais…



-
Voila c’est parfait essaies de garder ce
sourire là, dit-il



Il
se mit au travail, se levant de temps en temps pour réajuster ma position, pour
m’encourager. Il était très concentré sur ce qu’il faisait, ce qui le rendait
encore plus attirant, je ne l’avais jamais vu comme ca ! Chaque fois qu’il
me touchait, cela avait le même effet qu’une décharge électrique. J’avais de
plus en plus chaud pourtant il y avait un climatiseur dans la pièce. Il me
regardait d’une drôle de façon, comme si j’étais belle et désirable. J’avais
l’impression d’être la plus belle des femmes, c’était comme si je renaissais
sous son regard. Il me rejoignit pour
réajuster la chemise, je ne sais pas comment mais je fus déséquilibrée, par
réflexe je m’accrochais à lui, l’entraînant dans ma chute.



Nous
nous retrouvâmes sur le tapis, tous les deux, il était sur moi.






-
Désolée je suis tellement maladroite…



-
Non ce n’est pas grave, j’aurais du
faire attention…






Nos
regards se croisèrent, soudain je pris conscience que je désirais cet homme de
tout mon être, les paroles n’étaient plus nécessaires, nos yeux parlaient pour
nous, j’avais l’impression que mon cœur allait sortir de ma poitrine tellement
il battait fort.






-
Embrasse moi dis-je en l’attirant à moi…



o
"Pourtant les instrus bandent quand je chante, je donne aux glandeurs la folie des grandeurs..."

39default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Lun 8 Fév 2010 - 0:54

Akiss


EXPERTISE
EXPERTISE
dernière partie




Ce
que nous venions de vivre était tout simplement indescriptible, nos corps et
nos sens étaient en parfaite harmonie, les mots n’étaient pas nécessaires, c’était
comme si nous nous étions toujours connus. J’étais allongée sur le tapis, dans
ses bras chaleureux, je me sentais belle, femme. Je relevais la tête, Salem
arborait un grand sourire.



-
Qu’est-ce qui se passe ? demandais-je



Il
éclata de rire. Oh oh ! Je commençais à paniquer, peut-être que ca n’avait
pas été aussi bien que ça. Après tout, je n’étais pas une experte dans ce
domaine, As me l’avait bien dit



-
C’était nul c’est ca ?



-
Mais non ma puce dit-il en m’embrassant,
c’était magnifique, je repensais juste à ce que tu m’as dit la première fois qu’on s’est vu.



-
Oh ! je t’ai dit plein de trucs
super humiliants sur moi ce soir là je
ne veux pas y repenser dis-je en me cachant les yeux avec mes mains.



-
Mais non, je repensais juste au fait que
tu m’ais dit que ton mari avait l’impression d’avoir un glaçon entre les mains
quand vous faisiez l’amour, moi j’avais
plutôt l’impression d’avoir un chardon de braise ardent dit-il en
m’embrassant dans le cou, tu es la sensualité faite femme



-
Tu penses vraiment ce que tu dis ?



-
Je te promets, c’était indescriptible
dit-il en m’embrassant encore, et encore…






Pour,
la première fois de ma vie je me sentais belle et heureuse. Mon histoire avec
Salem était au beau fixe, tout allait bien. Cependant Anta me préoccupait, elle
était grincheuse, toujours de mauvaise humeur, elle filtrait mes appels. La
semaine dernière je l’avais surprise entrain de vomir dans les toilettes, quand
je lui avais demandé ce qu’il se passait elle m’avait demandé d’aller me faire
voir. Je ne la comprenais vraiment plus ! Je décidais d’échapper à la
réunion de famille du dimanche et d’aller la voir. En plus, je n’avais vraiment
pas envie de croiser Leila, tout le monde avait bien pris notre relation, sauf
elle. Bref, je pris ma voiture et me dirigeais vers le point E, le quartier de
ma Anta, quelques dizaines de minutes plus tard j’arrivais devant la villa. Je
me garais et descendis, je remarquais une voiture que je connaissais bien,
celle de As. Qu’est-ce que As faisait chez Anta ? Je n’allais pas tarder à
le découvrir. Je me dirigeais, vers la porte d’entrée. Je voulais sonner, mais
le portail était ouvert. J’entrais et je prenais soin de refermer le portail.
Elle était vraiment tête en l’air cette Anta ! J’approchais doucement sans
faire de bruit, j’ouvris discrètement la porte d’entrée, je voulais lui faire
une surprise, mais c’est moi qui fut surprise. Anta était assise dans le
fauteuil, dans les bras d’As qui lui caressait les cheveux. C’était donc
ca ! C’était pour elle qu’il m’avait quitté ! Ils avaient bien caché
leur jeu ces salopards. J’étais écœurée,
la seule vision de ces deux traîtres me donnait envie de vomir, vomir, Anta… sa
mauvaise humeur, sa pâleur, ses vomissements elle était enceinte de lui ?
NON ! Je prêtais attention à leur
conversation.



-
Tu devrais parler à Aby disait As, ce
secret deviens de plus en plus pesant



-
Non, je ne veux pas, ca changerait tout
entre nous



-
Mais non, je suis sure qu’elle
comprendra



-
Lâche-moi avec ca, et toi pourquoi tu ne
lui parles pas puisque c’est si facile s’énerva-t-elle ?



Je
sortais de ma cachette :



-
Je vais vous épargner cette lourde et
difficile tâche



-
Aby, tu…tu…tu étais là dit As surpris



-
Oui, et vous êtes vraiment de beaux
salauds, Anta comment à tu pu me faire ça espèce de sale garce, coucher avec
mon mari…



-
Mais tu vas la fermer, connasse dit-elle
en criant.



Je
fus stupéfaite par sa réaction, d’habitude les gens coupables avait des
remords, se répandaient en excuses, mais
il fallait croire que ce n’était pas son cas, elle osait de surcroît m’insulter



-
Parle moi autrement, la connasse ici
c’est toi, toi qui m’as planté un couteau dans le dos en couchant avec mon mari



-
Ah ma petite Aby, tu es tellement
égocentrique! tout doit absolument avoir un rapport avec toi et ta petite vie
de merde



-
Les faits sont là, je vous ai trouvé
dans les bras l’un de l’autre, sale garce



-
Je ne suis pas une garce, je n’ai pas
couché avec ton mari puisqu’il est aussi gay qu’un phoque cria-t-elle.






Je
restais bouche bée, mon cerveau avait du
mal à analyser cette information, je me tournais vers As, il ne réagissait pas,
il baissait la tête comme un enfant venant d’être pris la main dans le sac.
J’étais mariée avec un Homosexuel, non ce n’était pas possible



-
Tu, tu mens ce n’est pas vrai ! As
dit quelque chose



-
Il ne dira rien parce que c’est vrai, il
est gay, il t’a quitté pour un homme, il ne pouvait pas te le dire dans le
restaurant au vu et au su de tous, c’est pour ça qu’il a inventé cette histoire
bidon avec Khady.



C’était un gag, un cauchemar, j’allais me réveiller
bientôt



-
Et comment tu expliques le fait que tu
ais refusé que j’habite chez toi, que tu ais inventé toutes ces histoires
d’inondations de toits effondrés, ton humeur, ta froideur avec moi, c’est aussi
parce que As est gay, c’est pour ça qu’il est chez toi ici qu’il te tenait dans
ses bras !hein ?



-
T’es vraiment trop conne dit-elle en se
plaçant en face de moi.



Tout
à coup, elle enleva ses cheveux, c’était en fait une perruque je découvrais son
crâne lisse



-
Mais ! qu’est-ce que…



-
Je suis entrain de mourir Aby, j’ai un
cancer du sein, je ne voulais pas que tu le saches, parce que je ne voulais pas
que tu me regardes exactement comme tu me regardes maintenant. Je voulais que
rien ne change, je voulais vivre une vie normale. Si tu avais vécu avec
moi tu l’aurais forcément su, et As et là parce que je mets de l’ordre dans mes affaires et je
voulais qu’il me recommande un de ses collègues avocat pour mon testament.



-
Mais pourquoi ? dis-je en la
prenant dans mes bras, comment as-tu pu me tenir à l’écart de tout ca, je
croyais que j’étais ta meilleure amie, ta sœur, on ne cache pas des choses
comme ca à des membres de sa famille, j’aurais pu t’aider



-
Mais, tu l’as fait, rien que le fait de
te voir, de te parler, de travailler avec toi, ca me permettait de m’évader, de
penser à autre chose qu’à cette saleté de maladie qui me ronge.



-
Mais tu peux guérir, pleins de gens
guérissent du cancer de nos jours, tu peux aller à l’étranger, consulter des oncologues…



-
Ce n’est pas si simple, je suis malade
depuis longtemps j’ai d’abord eu une première tumeur quand j’avais 20ans, j’ai fait une chimio, et
elle s’est résorbée, mais cette fois-ci
elle est plus agressive, on a essayé un nouveau traitement en vain, ils disent que la seule solution, c’est
l’ablation, et comme je la refuse…



-
Stop ! tu quoi ? t’es malade,
s’ils te disent qu’il faut couper, coupe ce n’est qu’un sein



-
Ce n’est pas qu’un sein Aby, c’est ce
qui fait de moi une femme, c’est ce pourquoi les hommes m’abordent dans la rue
et n’arrivent pas à me regarder dans les
yeux quand ils me croisent, c’est une partie de moi, j’ai déjà le crane rasé je
ne veux pas enlever ce qui reste de ma féminité



-
Eh oh ! la reconstruction mammaire
ca te dit quelque chose ? Il y a des chirurgiens plastiques qui font des
miracles.



-
Le résultat n’est pas toujours efficace,
et puis je n’ai aucune garantie que la tumeur ne reviendra pas



-
Mais, on ne sait jamais, tu dois tenter
le coup Anta, s’il te plaît, je ne veux pas que tu meurs, je ne le supporterais
pas dis-je en éclatant en sanglot



-
Arrête de dire ça, ma puce, tu es forte,
regardes tout ce que tu as vécu



-
Justement, j’en ai assez de souffrir,
assez de voir tous les gens que j’aime partir, d’abord mon père, puis ma mère,
As et maintenant toi aussi tu veux m’abandonner ? non promets moi Anta,
promets moi que tu te battras contre cette saleté



-
Chut !! je vais y réfléchir,
arrêtes de pleurer



Nous restâmes dans les bras l’un de l’autre, nous consolant l’une l’autre. Nous n’avions
même pas remarqué le départ d’As. As le gay



-
Au fait, comment tu as su pour As ?



-
Ah ! euh en fait, quand j’ai
ressenti les premiers signes de la maladie j’ai pris quelques semaines de
congés, je suis allée voir un oncologue aux Etats-Unis tu te rappelles ?



-
Oui, As avait voyagé lui aussi



-
Oui, en fait je l’ai vu par hasard, dans
un parc entrain d’embrasser un homme,
qui en fait était mon médecin, j’étais tellement horrifiée que j’ai
crié, il m’a vue ! j’allais t’appeler il m’a supplié de ne pas le faire,
que si je gardais son secret, il ferait de même avec le mien, et comme je ne
voulais vraiment pas que tu saches, je me
suis tu. Pardonnes moi Aby.



-
Ca n’a plus d’importance, on est divorcé
et puis, je suis avec Salem maintenant



-
Ah oui ? je suis contente pour toi…


o
"Pourtant les instrus bandent quand je chante, je donne aux glandeurs la folie des grandeurs..."

40default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Lun 8 Fév 2010 - 0:56

Akiss


EXPERTISE
EXPERTISE
EPILOGUE







-
Où est-ce qu’on va maman ? me
demanda Maly



Cela
me faisait toujours bizarre de l’entendre m’appeler ainsi. C’était ma fille,
même si je ne l’avais pas mise au monde, et le fait de l’entendre dire
« maman » me replissait d’une joie indescriptible. Les années étaient
passées trop vite, elle grandissait et devenait de plus en plus belle. Elle
avait maintenant huit ans, son père et moi nous étions mariés, j’étais
heureuse.



-
On va voir tata Anta ma biche, elle m’a
demandé de passer et ca avait l’air urgent.



Anta,
était toujours vivante Grâce à Dieu, elle avait fini par faire cette ablation
et la tumeur n’avait pas réapparu depuis.



-
Tu es sure que tu peux conduire dans ton
état maman ?



-
Je ne suis pas malade chérie, je suis
juste enceinte.



Eh
oui, j’attendais des jumeaux, deux garçons, je rentrais à peine dans mon quatrième
mois de grossesse mais mon ventre était déjà énorme. Malaïka prenait très à
cœur son rôle de grande sœur, on avait l’impression que ces jumeaux étaient les
siens, elle et son père étaient aux petits soins avec moi.



-
Je t’assure je préfère qu’on prenne un
taxi, c’est plus prudent



-
Ok ! mon général dis-je en souriant






Une
fois devant chez Anta, la maison me paraissait bien silencieuse, lorsque
j’ouvris la porte d’entrée, j’entendis un grand « SURPRISE !!! »
qui me fit sursauter. Ils étaient tous là Salem et ma nombreuse belle famille,
Anta et son mari ( eh oui elle avait fini par rencontrer quelqu’un de bien, un
médecin qu’il avait beaucoup soutenu pendant sa maladie), Ibrahima, Khady. Oui
j’avais pris contact avec eux, ils faisaient partie de ma famille après
tout ! J’avais un peu plus de mal avec mon père, on s’appelait de temps à
autre, notre relation évoluait lentement
mais surement…



-
Vous êtes de grands malades ? Vous
voulez me faire accoucher ou quoi ? et toi petite chipie tu étais dans le
coup dis-je à Maly



-
Joyeux anniversaire ma petite maman
dit-elle en m’enlaçant par la taille.



-
Merci, ma fifille adorée



-
Bon que la fête commence dis Anta.






Tout
le monde était dans le jardin, la fête battait son plein, j’étais assise dans
un coin, savourant ce moment, c’était ma famille, mes amis, j’étais tellement heureuse,
je ne pus retenir une petite larme.



-
Alors, qu’est-ce que ma petite femme
fait toute seule dans son coin ? demanda Salem



-
Tes fils ne me laissent pas profiter de
ma fête, ils n’arrêtent pas de me donner des coups.



-
De vraies terreurs, comme leur père dit-il
en posant sa main sur mon énorme ventre, oh ils… j’en ai senti un, ca doit être
Isaac !



-
Ça peut très bien être Ismaël !



-
Mais non, j’ai raison tu as tort
femme !



-
T’es dingue !



-
De toi mon amour, si tu savais comme je
t’aime



-
Pas autant que moi chéri dis-je en l’embrassant…












FIN




ENFIN, jespere que ca vous plaira


o
"Pourtant les instrus bandent quand je chante, je donne aux glandeurs la folie des grandeurs..."

41default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Lun 8 Fév 2010 - 1:14

Dunk


ENQUÊTEUR
ENQUÊTEUR
Love1 (le roman bien sur ré )

Vraiment très très bien bravo à la future écrivain con

J'avoue que là pour le coup de Salem, j'aurais pas pensé l'instant d'un quart de seconde à ça! Et tu as très bien géré ton histoire, et en plus tu l'as écrite rapidement (contrairement à certains ré )

Un grand bravo vraiment j'espère qu'on aura l'occasion de te relire une autre fois! Ehey


o
Bienvenue sur Sénédiaspora, la dictature des temps modernes! ré ré ré
Sénédiaspora, le bordel du Sénégal, plus particulièrement celui de Babel! ré ré ré
http://www.senediaspora.com

42default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Lun 8 Fév 2010 - 1:19

Akiss


EXPERTISE
EXPERTISE
merki, je suis usée je vais me coucher contente que ca t'ai plu


o
"Pourtant les instrus bandent quand je chante, je donne aux glandeurs la folie des grandeurs..."

43default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Lun 8 Fév 2010 - 9:24

Rubi


EXPERTISE
EXPERTISE
tout est bien qui finit bien felicitation cherie.tu las vrmt reussi.temps yi mom amone ngama bou bakh.je ne pouvais me concentrer a cause de ce roman...


o
RUBI aussi belle que dangereuse...
[b]May JAH bless us

44default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Lun 8 Fév 2010 - 17:17

Akiss


EXPERTISE
EXPERTISE
han! moi g pas revisé a cauz de ce roman donc sama partiel gestion territorialisée des ressources humaines sou gneuwé "c'est à cause de Rubi " lay binda ba fuille bi fess


o
"Pourtant les instrus bandent quand je chante, je donne aux glandeurs la folie des grandeurs..."

45default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Mar 9 Fév 2010 - 20:26

FashionClean


INSPECTION
INSPECTION
hara ma gneuw liire suite bi ré


o
Le coeur a ses raisons que la raison ignore!!!

46default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Mer 10 Fév 2010 - 9:25

Rubi


EXPERTISE
EXPERTISE
tinkiete Akiss sa partiel yi mom dingalene dial avec brio....

wa do bindat benen khana?


o
RUBI aussi belle que dangereuse...
[b]May JAH bless us

47default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Mer 10 Fév 2010 - 11:52

Akiss


EXPERTISE
EXPERTISE
yow nak dnga beugeu ma fatou wala numu deme nonou?
Pourtant j'ai une histoire en tête sax mais jai trop de ssoz a faire!!! yow nak do binde?


o
"Pourtant les instrus bandent quand je chante, je donne aux glandeurs la folie des grandeurs..."

48default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Mer 10 Fév 2010 - 13:34

Rubi


EXPERTISE
EXPERTISE
mane dama panne inspiration yaw...sama khel bi mo kilbité...
wa kagn la sa partiel yi?on est d tt coeur avec toi chou
wa del diabakhal touti rek...di bind par ndank ndank


o
RUBI aussi belle que dangereuse...
[b]May JAH bless us

49default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Mer 10 Fév 2010 - 13:44

Thiamaasse


ENQUÊTEUR
ENQUÊTEUR
wa del diabakhal touti rek...di bind par ndank ndank
Akiss gatal dé, après c'est elle qui hantera ton sommeil pour t'emmerder nga kontiné yi !


o
Les 05 Commandements De Senediaspora.com

1) Dès ton arrivée, tu te présenteras
2) De la bonne pub, tu nous feras
3) De ton absence, tu nous préviendras
4) Si tu t'inscris, ce règlement tu respecteras
5) Si ca ne te plait pas, sans rien dire tu partiras....

50default Re: [MINI ROMAN] Rennaicendres le Mer 10 Fév 2010 - 14:14

Rubi


EXPERTISE
EXPERTISE
non..mais.. yaw loulassi?


o
RUBI aussi belle que dangereuse...
[b]May JAH bless us

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