Pour le fond du sujet (jusque là j'observais car c'est un peu complexe pour ma petite tête

) je vois que c'est comme une variante "à prendre ou à laisser" dans la mesure où les deux solutions (abandonner le français pour une langue locale, n'importe laquelle et continuer avec le français) présentent toutes les deux des avantages comme des inconvénients aussi.
Déjà l'engrenage du français est déjà "engagé" alors difficile de faire machine arrière.
Ce qu'on oubli c'est qu'en apprenant une langue on apprend forcément une culture (qu'on le veuille ou non) et en connaissant une culture, les risques de "contamination" sont énormes. D'où donc, au fur et à mesure que la langue française occupera le ciel scolaire sénégalais, les enfants sénégalais auront surement tendance à se "franciser", ce qui n'y va pas de notre avantage car cela contribue à un assassinat pur et simple de notre propre culture qui, maintenant même subie de fatales coup de machettes

.
Ce qui peut nous être tombé dessus comme avantage pourrait être l'ouverture qu'offre le français.
C'est une langue qui a une très grande couverture de réseau et ça permet de s'approcher d'autres langues plus facilement (l'Español, l'Italien, l'Anglais ect..... les langues ayant comme base le latin en gros) et c'est un grand moyen d'ouverture.
Pour ce qui est de la théorie de Cheikh Anta, il est clair qu'en nous "piquant" les maths et les matières dominantes en langues "maternelles" on serait mieux calés et beaucoup peinards mais le hic c'est que les arabes avec l'algèbre ça a été le TOP des TOP et en ce moment, l'algèbre en arabe est en perte de vitesse et eux-même ils ont été obligés de convertir leurs théories en anglais ou français pour s'en sortir bien que pour la Base des pays comme la Mauritanie et le Maroc maintiennent toujours l'arabe (ils restent ainsi parmi les meilleurs mathématiciens jusqu'à présent, mais pour "concrêtiser", ils ont besoin de la conversion vers une autre langue, sans cela leurs maths ne peut leur servir).
Donc là, je préfère peut-etre une "torture" des neurones du gamin à bas âge que les essais de façonnement de celles des adultes (c'est vraiment plus compliqué

).
Ensuite, l'autre réel problème d'ailleurs c'est le problème de l'homogéneisation de la langue (locale) de base.
Les sénégalais, non-wolof disent oui à la "colonisation" wolof atuelle qu'ils sont obligés de subir pour ne pas rester déconnectés mais je suis sûr qu'un passage à l'étape officielle nous ménerait plutôt à une guerre civile qu'à une unification simplement linguistique.
Les conservateurs ne sont pas morts, ils dorment et en ces temps même il y a des centaines de miliers de peulhs, Diola, Balante, Sarakolé, qui sont prêts à mourir pour conserver leur langues maternelle. Donc il n'est pas possible d'avoir une entente là-dessus.
Une autre solution consisterait alors au "traitement par lots" !
Ma fois ça nous amenera à beaucoup plus de distance qu'avec le français ou l'anglais.
Imaginons la Casamance ayant comme langue de base (scolaire) le Diola, la Région de Matam contrôlant le Poulaar et le Sine et le Saloum s'affairant autour du Serer : c'est la catastrophe TOTALE !
C'est pas possible et les sénégalais même, au bout de quelques années de pratique de ce dispatching, deviendront eux-même des ETRANGERS chez eux car une fois à l'Univ de Dakar, c'est fini et c'est clair, les hostilités allaient démarrer car personne ne comprendrait personne et ce blocage nous serait fatal.
Alors, dire que "le français ça suffit" sonne bien, mais avec un peu de réalisme on sait très bien que le conserver serait de notre intérêt.
Inutile d'insérer l'anglais aussi car ça serait assez compliqué et je n'envie vraiment pas la pratique de cette langue-là dans les pays anglophones (Ghana, Gambie, Nigeria [pour eux ça va un peu] ...] c'est du n'importe quoi

Et ça ne les ouvre pas autant de portes que le français en ouvre pour la Côte d'Ivoire par exemple

.
Moi ce que j'aurais comme solution serait peut-etre des programmes d'appui.
Essayer d'insérer nos langues nationales quelques part dans le système mais en mode option ou en LV2 ou 3 je ne sais pas.
Ca pourra aller comme ça je crois. Ou encore, instaurer des programmes de "rappels culturels solides" pour les enfants.
Et d'arrêter peut-etre avec cette histoire pourrie que même les petits français maîtrisent mieux que nous

(oui oui, j'ai connu plusieurs français qui m'ont dit des choses sur Lat DIOR par exemple que j'ignorais jusque là et qui, effectivement après des recherches j'ai vu que c'était OK

).
Soit on refait l'Histoire (je parle, coté pédagogie et contenus) soit on la laisse comme ça et qu'on conçoive un SOLIDE PROGRAMME CULTUREL.
Voilà ce que je pense
!